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20:36
«C’était un moment rare, très fort», soutient l’avocat de Cédric Jubilar
À la fois «stressé» et «serein», Cedric Jubilar a décrit ce jeudi «un acte abominable». «Il a évoqué des regrets très forts», a détaillé son avocat Me Pierre Debuisson, sur BFMTV. «Il cherche à être réhabilité», ajoute-t-il. Le corps de Delphine «a été enseveli à un lieu qui n’était pas protégé des intempéries», précise l’avocat, qui précise que son client était sûr à «80-85%» de l’emplacement des os en raison «du délai». «C’était un moment rare, très fort», souffle Me Debuisson, à propos de la découverte de ce jeudi matin.
«Il a joué le jeu d’une coopération totale depuis une semaine», assure l’avocat, qui juge la tenue du procès prévu le 21 septembre «grotesque» au vu des nouveaux éléments. «Cédric Jubilar a commis un acte irréparable et sera condamné à une lourde peine, mais ce n’est pas un terroriste. Ça fait cinq ans qu’il ne dort pas, qu’il a une lumière tous les jours sur sa tête. Nous sommes pourtant dans une démocratie. Il serait temps que la justice se réveille, il ne faut pas qu’il se recroqueville sur lui-même comme cela a pu être le cas ces dernières années», poursuit-il.
20:26
Cédric Jubilar «a collaboré avec la justice et c’était l’objectif numéro 1», affirme son avocat
Me Pierre Debuisson, l’un des avocats de Cédric Jubilar, souhaite que la découverte d’ossements «apaise un peu les cœurs de la famille». «Il n’avait plus rien à cacher. Ça lui a permis de soulager sa conscience. Il a exprimé des regrets très forts envers sa famille et ses enfants», même si l’avocat rappelle que ces regrets n’étaient pas «audibles». «Il a déroulé le fil de cette soirée. Il a collaboré avec la justice et c’était l’objectif numéro 1», a déclaré l’avocat sur BFMTV.
Selon l’avocat, Cédric Jubilar a «exprimé un regret très fort d’être resté dans cette maison» au moment de la soirée de la disparition de Delphine. «Mais il n’attend rien de la justice», précise-t-il.
20:10
Ensevelissement rudimentaire, ossements éparpillés… Ce que révèlent les fouilles pour retrouver le corps de Delphine Jubillar
Plus de cinq ans après les faits, l’affaire Jubillar pourrait être proche de son dénouement. Jeudi matin, sur la base des indications fournies par Cédric Jubillar, les gendarmes du Tarn ont découvert des ossements enterrés dans un champ sur la commune de Mailhoc (Tarn), à seulement quelques kilomètres de la maison des Jubillar. Le laboratoire de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) de Pontoise (Hauts-de-Seine) doit encore établir s’il s’agit bien des restes de Delphine Aussaguel. Mais ces fouilles ont déjà mis au jour plusieurs informations éclairantes sur le déroulé des faits.
20:01
Pour l’avocat de la famille, la découverte des ossements «met fin à une douleur indicible»
Dans un court communiqué transmis à la presse, l’avocat des parties civiles, Me Mourad Battikh, estime que «la découverte» des ossements «met fin à la douleur indicible d’être privés d’un lieu de sépulture où se recueillir».
«C’est après cinq années de torture psychologique que Cédric Jubilar a finalement décidé de rendre le corps de Delphine à ses proches», écrit également l’avocat, qui affirme toutefois que la nouvelle du jour ne «change rien» au «crime odieux qui a été commis et désormais assumé par Cédric Jubilar».
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19:13
Affaire Jubillar : «un cas pas simple» pour la gendarmerie, qui va analyser les ossements
Identifier les ossements retrouvés jeudi dans le Tarn, qui pourraient être ceux de Delphine Jubillar, est «un cas de figure pas simple» pour l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie, souligne dans un entretien à l’AFP son directeur, avertissant que l’analyse pourrait «prendre du temps». «Une équipe pluridisciplinaire» composée «de sept spécialistes» est «actuellement sur site avec les enquêteurs» pour procéder «au recueil des traces et indices», indique à l’AFP le directeur de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN), le général Stéphane Calderara.
Il est essentiel que les équipes de l’institut se rendent-elles mêmes sur place, car cela leur permet de garder la maîtrise du processus, «de A à Z», et de tracer chaque étape. «C’est très important par la suite pour expliquer des choses aux magistrats», précise-t-il. «La première phase, c’est la fixation de la scène. On a déployé des équipes avec des drones, des moyens pour scanner la scène dans toute sa globalité, pour la figer», explique le général, qui dirige le laboratoire de sciences forensiques de la gendarmerie depuis fin 2024.
Ensuite, on procède «aux opérations de tamisage et de collecte de tout élément qui peut être utile à l’enquête», poursuit-il. «Toute situation est unique», met en garde le général Calderara. «Là, on est sur une topologie de scène très particulière qui nécessite qu’on prenne le temps, qu’on prenne les précautions». Les éléments découverts ce jeudi doivent être acheminés vers le laboratoire de l’IRCGN, situé à Pontoise (Val-d’Oise), pour tenter de «confirmer de manière irréfutable» qu’il s’agit bien des restes de Delphine Jubillar grâce à «toute une série d’analyses, notamment des analyses génétiques» menée grâce à des «techniques de pointe», détaille le général.
Un cas «pas simple»
Cette troisième étape, celle de l’analyse des ossements, vise aussi, dans un second temps, à faire «la lumière sur ce qui a pu se produire au moment où le corps a été déposé sur le site», souligne-t-il. «On travaille sur ce qu’on appelle des os anciens», confirme le général. «Donc l’ADN n’est pas forcément conservé d’une bonne manière (...) Il va falloir qu’on utilise des techniques classiques, mais si ça ne suffit pas, on passera sur des techniques plus complexes».
«On est vraiment sur un cas de figure pas simple», qui nécessite des analyses pouvant «prendre du temps», tempère le directeur de l’IRCGN, créé en 1987 et où travaillent un peu moins de 300 personnes, essentiellement des gendarmes. Un corps peut être formellement identifié grâce à ses empreintes digitales, ses restes dentaires ou son ADN, explique le général. «Le dentaire, ça peut aller très rapidement, puisqu’on a les données dentaires de la personne» recueillies ante mortem. «Si on ne recueille pas ces éléments-là, on aura la dernière chance qu’il nous reste: l’ADN».
Mais, malgré le soin que les scientifiques vont porter à chaque pièce osseuse, «on ne pourra pas forcément conclure», avertit le général Calderara, car l’expert «est confronté aux limites scientifiques actuelles» et «ne peut pas forcément tout expliquer». «Là, dans le cas de figure, je ne veux pas m’avancer puisque c’est encore trop tôt, mais on met toutes les chances de notre côté», conclut-il.
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17:27
Les restes retrouvés sont des os des membres inférieurs
Des ossements ont été retrouvés dans le champ indiqué par Cédric Jubillar, a appris Le Figaro de source proche de l’enquête. D’après Le Parisien, il s’agit d’au moins deux os de membres inférieurs qui étaient enfouis sous un monticule de terre. «Les fouilles continuent» dans cette zone qui n’avait encore jamais été explorée, indique une source au Figaro.
17:20
La découverte du corps va permettre le deuil des enfants, selon leur avocat
Après les aveux de Cédric Jubillar et la découverte d’ossements, probablement ceux de son épouse Delphine, leurs enfants pourront entamer un «travail de deuil», a estimé l’avocat de ces derniers, Laurent Boguet. «On est soulagé de pouvoir annoncer à ces enfants qu’on n’a pas grand-chose à leur rendre, mais c’est quand même très important. Ça leur permet d’organiser un travail de deuil, de prévoir une sépulture digne de ce nom à leur maman», a déclaré à l’AFP Me Boguet.
Pour l’avocat, ces aveux sont «une première étape». Si Cédric Jubillar, qui avait jusque-là clamé son innocence, «a changé de posture, il y a forcément toute une série de questions qui vont lui être adressées (...) On ne va pas se contenter d’un oui c’est moi». «Très bien, c’est toi, mais pourquoi tu as décidé de le faire, comment tu as décidé de le faire, pourquoi tu ne nous as pas livré (la vérité) bien auparavant ?», a-t-il poursuivi.
D’autre part, Me Boguet estime que le travail des experts légistes apportera des éléments importants : «Quand vous retrouvez un corps, quel qu’en soit l’état, celui-ci peut parler sur le plan criminel», par exemple en permettant de savoir s’il y a eu étranglement ou pas.
Un point de vue que ne semble pas partager Philippe Pressecq, avocat d’une cousine de Delphine. «Je suis satisfait. Ça fait six ans qu’on attend qu’il nous le dise», a-t-il déclaré à l’AFP. Cependant, «il nous le dit trop tard à dessein, parce qu’il sait très bien qu’on ne pourra pas faire d’analyse qui pourrait l’incriminer. Des ossements dans l’état où on les retrouve ne permettent évidemment pas de faire quelque recherche que ce soit sur les circonstances de la mort», a-t-il ajouté. «On va devoir se contenter de la parole de Jubillar qui va nous expliquer qu’il n’a pas fait exprès», a-t-il encore dit.
15:38
«Les fouilles continuent», assure la gendarmerie
Jeudi après-midi, les recherches sont toujours en cours pour retrouver les restes du corps de Delphine Aussaguel. Les gendarmes «procèdent à des recherches opérationnelles» à proximité du lieu «où a été perpétré le drame», a déclaré le lieutenant-colonel Stéphane Meyblum lors d’un point presse. «Les fouilles continuent» dans cette zone qui n’avait encore jamais été explorée, confirme une source proche du dossier au Figaro.
Cent militaires sont toujours déployés sur le lieu indiqué par Cédric Jubillar, à Mailhoc, non loin de leur domicile conjugal de Cagnac-les-Mines.
15:03
Les ossements ont été retrouvés à Mailhoc, à 11km du domicile des Jubillar
14:44
«Cette découverte est un choc pour les proches», selon Me Pauline Rongier
L’avocate de la meilleure amie de Delphine Aussaguel, Me Pauline Rongier, indique au Figaro que la découverte d’ossements est «bien sûr un choc pour les proches» de la victime. Elle estime que «ces aveux ne sont pas la conséquence d’un regret sincère ou d’une empathie retrouvée mais d’une volonté de Cédric Jubillar de minimiser sa responsabilité».
Quant au prochain procès en appel, la reconnaissance de culpabilité permettra, selon la pénaliste, d’avoir «un véritable débat judiciaire qui, contrairement au premier procès, ne sera pas entièrement fondé sur des mensonges. Nous nous attacherons à ce que la responsabilité de Cédric Jubillar ne soit pas minimisée, car nous croyons bien sûr en l’existence d’une intention de tuer et d’une préméditation», contrairement à ce qu’il avance dans sa nouvelle ligne de défense.
14:02
«C’est un soulagement pour les enfants»
Alors que des ossements, encore non identifiés, ont été découverts sur la zone indiquée hier par Cédric Jubillar, l’avocate de ses deux enfants, Me Malika Chmani, fait part au Figaro de son soulagement. «Nous avons été informés par les magistrats ce matin, à 10h. L’annonce va être faite aux enfants dans la journée. Chez leur tante et leur oncle, ils n’ont pas accès à la télévision et ce sont les vacances scolaires, donc ils sont bien préservés.
C’est un soulagement pour les enfants, la première étape pour leur reconstruction. Ils vont pouvoir se recueillir sur sa tombe.»
L’avocate n’envisage pas, dans ces conditions, que le procès en appel puisse se tenir en septembre. «Il faut s’attendre à de nombreux examens, une expertise psychiatrique de Cédric Jubillar, et nous souhaitons aussi qu’une nouvelle reconstitution soit réalisée. Je ne vois pas comment le procès peut se maintenir dans ces conditions.»
Après les aveux de Cédric Jubillar, ses avocats avaient également jugé «impossible» que son procès en appel puisse se tenir comme prévu, à partir du 21 septembre, à Toulouse. Les ossements qui ont été découverts ce jeudi doivent être analysés par l’IRCGN afin de confirmer qu’il s’agit bien du corps de Delphine Aussaguel. De nombreuses expertises devront ensuite être menées afin, notamment, de déterminer scientifiquement la cause de la mort.
12:45
Cédric Jubillar avait une première fois reconnu sa culpabilité dans un courrier adressé à son avocat
Cédric Jubillar est passé aux aveux après six années de dénégations. Dans un courrier manuscrit adressé à son avocat Pierre Debuisson, il a admis pour la première fois sa responsabilité dans la mort de l’infirmière de 33 ans.
Cette annonce a entraîné du soulagement du côté des parties civiles mais aussi de la consternation. C’est en une du quotidien régional La Dépêche du Midi que les familles et amis de Delphine Aussaguel ont appris, le 6 juillet, les aveux de celui qui partageait sa vie depuis quinze ans.
Leurs avocats ont salué une avancée majeure dans l’affaire, mais tous restent prudents quant aux motivations réelles de Cédric Jubillar, qui a avancé un nouvel axe de défense : celui de l’homicide involontaire.
12:03
Des ossements retrouvés lors des fouilles à Mailhoc
Lors des fouilles qui se concentrent sur la commune de Mailhoc, à une dizaine de kilomètres du domicile du couple Jubillar, des ossements ont été retrouvés, a appris Le Figaro d’une source proche de l’enquête, confirmant une information de BFMTV. Ils ont été découverts sur un lieu indiqué la veille par Cédric Jubillar lors de son interrogatoire.
«Des ossements qui pourraient être des ossements humains ont été retrouvés sur les lieux indiqués par Cédric Jubillar comme l’endroit où il avait déposé le corps de Mme Aussaguel», a confirmé à l’AFP le procureur général, Nicolas Jacquet.
Des analyses médico-légales vont être diligentées afin de confirmer que ces restes sont bien ceux de Delphine Aussaguel.
11:57
100 gendarmes mobilisés sur les recherches du corps de Delphine Aussaguel
Selon la gendarmerie nationale, 100 militaires sont actuellement mobilisés pour effectuer les fouilles et retrouver le corps de Delphine Aussaguel. Dans le détail, on compte : un escadron de gendarmerie mobile, le groupement de gendarmerie du Tarn, la section de recherches de Toulouse, l’Institut de recherches criminelles de la gendarmerie nationale, cinq équipes cynophiles spécialisées en restes humains.
11:54
Des fouilles en cours, sur les indications de Cédric Jubillar
Accompagné de ses avocats Pierre et Guy Debuisson, Cédric Jubillar est actuellement présent sur le lieu des recherches à proximité de Cagnac-les-Mines, le village où résidait le couple Jubillar.
Les recherches sont menées par les gendarmes de la section de recherche de Toulouse et des techniciens en investigation criminelle, sous l’autorité d’un juge d’instruction nommé par la présidente de la cour d’assises.
11:52
Cédric Jubillar renouvelle ses aveux devant la présidente de la cour d’assises de Haute-Garonne
Mercredi 15 juillet, la présidente de la cour d’assises de la Haute-Garonne a extrait Cédric Jubillar de sa cellule et l’a auditionné, à la suite de ses aveux révélés dans la presse le 6 juillet. Ce dernier a réaffirmé être «à l’origine de la mort de Delphine Aussaguel», disparue depuis l’hiver 2020. «Il a indiqué pouvoir orienter les enquêteurs pour localiser le
corps», indique ce jeudi midi le parquet général de Toulouse dans un communiqué.
«Sur le fondement de l’article 283 du code de procédure pénale qui permet au président de la cour d’assises de procéder à tout nouvel acte d’investigations utile», des fouilles ont été engagées dans la matinée à Cagnac-les-Mines, où habitait le couple.
Les publications apparaîtront ici


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