Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous

Se connecter

Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

Les secteurs de la santé et de l’agriculture sont mis à rude épreuve par les coupures d’électricité, et les incendies se multiplient.

Article réservé aux abonnés

Les collines surplombant la côte de Sidi Ali El-Mekki, dans la localité de Ghar El-Melh (Tunisie), le 22 juillet 2026. Les collines surplombant la côte de Sidi Ali El-Mekki, dans la localité de Ghar El-Melh (Tunisie), le 22 juillet 2026.

Sabiha, aide ménagère de 55 ans et mère de trois enfants, qui préfère ne pas donner son nom de famille, vit depuis plus d’une semaine au rythme des coupures d’électricité, comme une grande partie de la population tunisienne. Dans le quartier populaire Mohamed-Ali, à Carthage, où elle réside, le courant peut être interrompu pendant plusieurs heures, en pleine journée, lorsque les températures dépassent les 46 °C, comme au milieu de la nuit, alors qu’elles restent parfois supérieures à 30 °C.

Mercredi 22 juillet, ces « délestages » ont pris pour elle une dimension tragique. Une de ses proches, âgée de 80 ans, est morte. Déjà malade, elle respirait à l’aide d’un appareil à oxygène. Selon sa famille, une longue coupure a empêché son fonctionnement et a eu raison de ses dernières forces. Arrivé sur place quelques heures plus tard, le médecin de famille n’a rien pu faire.

L’épreuve ne s’est pas arrêtée là. La dépouille mortelle devait être conservée au domicile jusqu’à l’enterrement, prévu le lendemain. Sans électricité ni climatisation, sous une chaleur accablante, Sabiha et ses proches ont dû se procurer de la glace en urgence pour éviter que le corps ne se détériore. « Où est-ce qu’on va comme ça ? La situation du pays est grave ! », lance-t-elle, désemparée.

Il vous reste 75.74% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.