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À 61 ans, sous l’œil d’Audrey-Crespo-Mara, la comédienne à l’affiche du film Histoire de la nuit évoque avec sagesse le fait de vieillir, le regard des autres et l’importance d’être soi-même.
Passer la publicité Passer la publicité«Le temps passe et il faut trouver un compromis avec ça. Parce qu’il faut dire : on vieillit ou on meurt. Et moi je préfère penser de vieillir. Parce que j’ai envie de voir mes enfants grandir. Et il faut déjà dire qu’on a de la chance de se réveiller le matin, d’être en santé, que les gens qu’on aime vont bien, et c’est aussi beau de vivre ça», confie Monica Bellucci ce dimanche 6 septembre dans « Sept à huit » à Audrey Crespo-Mara.
Dès les premières secondes du portrait qui lui est consacré, on retrouve pourquoi on aime la comédienne italienne. Sans jamais oublier de rester humble, elle porte sur elle et sur le monde le regard de ces femmes qui n’ont jamais souffert d’être considérées comme tristes ou laides. De fait, à 61 ans, sa beauté reste intacte.
Le regard de l’autre
Une beauté de l’extérieur mais aussi de l’intérieur, deux aspects de l’être au fond si terriblement liés alors que la première est aussi, selon elle, un instrument. À la veuve de Thierry Ardisson, elle évoque aussi ses débuts de mannequin, ses rêves de cinéma, son envie de toujours de venir en France, de ses filles, Deva et Léonie, qu’elle a eues avec Vincent Cassel, de la liberté, de la chance qu’elle a eue de travailler avec des metteurs en scène de tous les pays et de tous les genres.
Son dernier film aussi, à voir ces jours-ci, Histoire de la nuit, dans lequel elle joue Cristina, une peintre italienne, une femme qui a choisi de vivre seule avec son chien pour vivre sa vie de peintre, une femme qui a pris de l’âge. Où il est encore question du vieillir, du regard des autres et de l’évolution de ce regard sur les femmes de plus de cinquante ans.
L’entretien se déroule, peut-être chez elle à Paris, ou dans la suite d’un hôtel. Fond floutée, ambiance tamisée, cadrage serré, peu, très peu de maquillage. Le regard qui compte le plus pour elle aujourd’hui, c’est le sien sur elle, et pas celui des autres. «Quand on arrive à un certain âge, ce qui compte c’est le regard que tu as sur toi-même, le respect que tu as pour toi-même et ce que la vie t’a appris. Sinon tu ne vis pas, non?». Magnétique.


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