NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
À Toulouse, le 17 octobre, plusieurs commerces ont été pillés en marge de la manifestation. Dégâts matériels, marchandises volées, réparations : les commerçants font leur bilan.
Sur le même thèmeManifestationsManifestations lycéennesArticle réservé aux abonnés S'abonner

Par Mariane RIAUTE Publié le 19 oct. 2026 à 18h13
Des vitrines brisées, des serrures défoncées, des rayons vidés : ce lundi 19 octobre 2026, les commerçants du centre-ville de Toulouse tentent de mesurer les conséquences des pillages survenus en marge de la manifestation du samedi 17 octobre. Bershka, Lancaster, Carrefour, Courir, iServices, K-Way… Une dizaine de commerces ont été vandalisés puis pillés. Parmi eux, trois boutiques, trois bilans et une même question : quand pourront-ils reprendre leur activité ?
Une dizaine de commerces dévalisés
Au lendemain des violences qui ont secoué l’hypercentre de Toulouse, l’heure est au constat. Certains magasins ont pu rouvrir après la manifestation du samedi 17 octobre, malgré les panneaux de bois installés sur leurs vitrines en amont de la mobilisation. D’autres ont eu moins de chance et doivent désormais faire face aux dégâts. Pour eux, le retour à la normale ne se résume pas à relever le rideau métallique.
Une dizaine de commerces ont vu leurs vitrines brisées et leurs rayons dévalisés. Leurs gérants doivent désormais évaluer les pertes et organiser la suite.
« On n’a plus rien »
La boutique de maroquinerie Lancaster, située rue Alsace-Lorraine, fait partie des commerces pris pour cible samedi soir. Le bilan est lourd. Ce lundi 19 octobre au matin, la porte brisée lors des pillages a été renforcée à l’aide d’une planche de bois. Mais c’est surtout l’intérieur du magasin qui interpelle : les étagères blanches sont entièrement vides. Il ne reste plus un seul sac ni aucun article de petite maroquinerie.
« C’est comme si quelqu’un s’était introduit dans notre domicile. » Sur place, la responsable de la boutique ne cache pas son amertume : « Ils ont pillé la boutique tout au long de la nuit du samedi. On n’a plus rien. »
Une salariée, présente dès le lundi matin, s’affaire à nettoyer le magasin. C’est en visionnant des vidéos TikTok qu’elle a découvert l’ampleur des dégâts sur son lieu de travail. Elle témoigne : « On a mis toute notre âme dans cette boutique et tout notre travail a été souillé, c’est très choquant. »

La responsable attend désormais les directives de la marque pour connaître la suite. Pour l’heure, aucun montant de pertes n’a été communiqué. Certains articles de maroquinerie Lancaster peuvent atteindre 500 euros pièce. En attendant, les priorités sont au nettoyage, au dépôt de plainte et au réapprovisionnement des stocks.
« Ça va prendre un moment avant de rouvrir »
Rue Saint-Rome, la boutique iServices, spécialisée dans les smartphones et leurs accessoires, a elle aussi été prise pour cible. Elle a cependant échappé de peu au drame.
Le magasin iServices de la rue Alsace-Lorraine, lui, n’a subi aucun dégât. Rencontré par Actu Toulouse, Enzo Ragozzino, son gérant, explique que des précautions ont été prises : « On a constaté comment se déroulait la manifestation, que c’était du grand n’importe quoi, alors on a pris nos précautions l’après-midi même. »
Les marchandises les plus coûteuses, notamment les smartphones, ont ainsi été retirées des deux magasins avant que celui de la rue Saint-Rome ne soit vandalisé.
Les pillards ont tout de même forcé le rideau métallique et brisé la porte pour pénétrer dans la boutique. Ils en ont emporté une trentaine d’articles, principalement des câbles et des accessoires pour téléphones.
« Des personnes ont essayé de sauver la boutique, mais elles se sont fait massacrer », raconte-t-il.
S’il se rassure en constatant que les objets volés représentent une valeur relativement limitée, la réouverture n’est pas pour autant imminente. « Ça va prendre un moment avant de rouvrir, deux ou trois semaines minimum, pour refaire l’inventaire, les stocks, la devanture et la porte », souffle-t-il, avant d’ajouter : « La prochaine fois on prendra encore plus nos précautions, aucun laxisme ne sera permis. »

« C’est mieux que ça tombe sur nous plutôt que sur une petite boutique »
Rue de Metz, le magasin K-Way a lui aussi payé les frais de ces violences. La vitrine latérale a été brisée et la porte forcée. Une quinzaine de pièces de la célèbre marque ont été dérobées, sans pour autant laisser les portants entièrement vides. À noter qu’un K-way de la marque éponyme peut coûter plusieurs centaines d’euros.
« Il n’y a pas eu de dégâts sur du personnel et on va sécuriser à nouveau l’entrée pour reprendre notre activité dès que possible. Je peux comprendre pourquoi ça a été fait et c’est mieux que ça tombe sur nous plutôt que sur une petite boutique », confie un membre du personnel de la boutique.

Du côté de Bershka, également pillé, les portants étaient déjà ce lundi matin de nouveau remplis de vêtements. À l’inverse, d’autres enseignes, comme Courir ou le Carrefour de Saint-Georges, ont gardé leur rideau métallique baissé.
Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.


6 hour_ago
68


























.jpg)






French (CA)