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UN HOMME, UNE VOIX - Toujours flâneur et rêveur, l’écrivain et journaliste revisite, dans tous les sens du terme, le quartier de Saint-Germain-des-Prés, sans jamais tomber dans les poncifs pour touristes.
Passer la publicitéLes vrais Parisiens sont tous nés ou ancrés dans un village, dont l’identité prime souvent sur l’arrondissement auquel ceux-ci ont été rattachés. Ainsi de la colline de Passy ou de la plaine Monceau pour les beaux quartiers, du faubourg Saint-Antoine ou de la Porte de la Chapelle pour les banlieues autrefois populaires. Olivier Barrot, lui, est un enfant de Saint-Germain-des-Prés – à ne pas confondre avec le Quartier latin. On sait, depuis Patrick Modiano, que cela peut vous marquer pour la vie.
Avec son nouvel opus, l’écrivain rend hommage à ce quartier où rôde certains soirs le souvenir de Juliette Gréco, de Boris Vian ou de Jean-Paul Sartre. Telle n’est pas l’esthétique d’Olivier Barrot. Les ombres qu’il croise lorsqu’il déambule dans les rues de Saint-Germain sont d’une autre nature, à la fois plus romanesque et plus nostalgique. Elles ont pour nom Athos, que Dumas (père) a domicilié rue Férou, Obaldia, ou encore Tesson (père). Quant à ses mythologies intimes, pour reprendre le vocabulaire…


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