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Natasha Kanapé Fontaine explore un nouveau territoire littéraire avec son plus récent livre. Pour la toute première fois, l’artiste reprend le texte d’un spectacle pour en créer un ouvrage.
Paru en librairie le 4 novembre, Nikan – Dans cent ans est la version littéraire du spectacle du même nom, auquel se greffent des réflexions nouvelles, ainsi que plusieurs éléments du processus créatif de son autrice.
Cet ouvrage est loin de se limiter à une simple transcription des textes de son spectacle, qui poursuit toujours sa tournée au Québec.
« Ce sont des explications, quelques références, puis même de nouvelles réflexions qui naissent finalement, pendant que je suis en train d’écrire les textes qui les accompagnent », explique Natasha Kanapé Fontaine.
Aider à inspirer
Natasha Kanapé Fontaine confie avoir souvent souhaité découvrir les réflexions et la démarche artistique de certains créateurs, sans toutefois en avoir la possibilité.
« J’ai souvent cherché ce qui était dans la tête des artistes que j’admire ou que j’aime, puis j’avais l’impression qu’au-delà des entrevues que certains ont pu faire, je trouvais qu’en général, on n’avait pas assez accès au processus créatif des gens », ajoute l’autrice et poétesse.
Elle explique que c’est ce qu’elle a voulu offrir aux lecteurs avec ce livre :
« J’ai toujours les jeunes artistes en tête quand je crée, et j’ai toujours le réflexe de vouloir leur donner ce qui me manquait ».
« Plonger dans son humanité »
Pour l’artiste, à une époque où l’intelligence artificielle occupe une place grandissante, il est important de pouvoir reconnaître pleinement ce qui est humain, et ce qui ne l’est pas.
« Je trouve ça fou qu’on doive se poser cette question-là, mais je me suis dit que justement, ça allait me permettre de plonger dans mon humanité »,dit-elle, avant d’évoquer la vulnérabilité dont elle a dû faire preuve dans cet ouvrage et aux sacrifices que cette démarche lui a demandés.
« Souvent, les oeuvres qui m’ont le plus inspirés dans ma vie, sont celles où j’ai ressenti que j’apprenais à connaître les artistes. Je me suis dit que j’étais capable de faire ce sacrifice-là aussi », conclut-elle.
La page couverture du livre Nikan – Dans cent ans. Photo courtoisie
Roseline Pelletier
Initiative de journalisme local


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