NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La reprise officielle de la circulation sur le deuxième tronçon du rail, entre Caplan et Port-Daniel–Gascons, ouvre la porte à l’obtention de nouveaux contrats pour la Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG). L’organisation qui exploite le réseau ferroviaire dit d’ailleurs être déjà en pourparlers avec plusieurs entreprises en vue d’augmenter significativement son volume de transport.
Le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) a donné le feu vert officiel tout juste avant les Fêtes : après des travaux de réhabilitation d’envergure, le segment de 72 kilomètres est désormais prêt à recevoir le trafic ferroviaire de façon sécuritaire.
C’est un certain aboutissement. On l’attendait depuis longtemps, je ne vous le cacherai pas, lance le directeur général de la SCFG. On le prend et on va en profiter pleinement, ajoute Luc Lévesque.
Le dernier train qui est monté à Port-Daniel, c’est à ma première année d’emploi, en 2014. On avait transporté le train touristique à Gaspé. Je ne pensais pas, à ce moment-là, que ça prendrait autant de temps avant qu’on revoie un train rouler là-dessus.
Deux premières locomotives ont voyagé de New Richmond à Port-Daniel–Gascons mercredi avec un seul wagon. Des équipements temporaires qui serviront au transbordement des produits de la cimenterie McInnis ont ainsi pu être amenés à bon port. Ils seront utilisés jusqu'à ce que l’usine dispose de ses propres installations de transbordement, déjà en construction.

Maintenant que la deuxième portion du rail est opérationnelle, la cimenterie McInnis deviendra officiellement le principal client de la Société du chemin de fer de la Gaspésie. Luc Lévesque travaillait sur ce dossier depuis 2015 avec ses propriétaires. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose
Un premier chargement de ciment sur des wagons pourrait ainsi avoir lieu dans les prochaines semaines, voire dans les prochains jours. À terme, la SCFG estime que de 20 à 25 % de ses revenus proviendront du transport des marchandises de la cimenterie.
La Société espère désormais décrocher de nouveaux contrats qui s’ajouteront à ceux qu’elle détient déjà pour la location de wagons destinés au transport de copeaux de bois ainsi qu’aux ententes de transport qu’elle a déjà en main. En plus de la cimenterie, elle détient déjà des contrats avec Rail GD de New Richmond et Groupe Lebel, à Nouvelle.

Luc Lévesque, directeur général de la Société de chemin de fer de la Gaspésie (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada
Pour le directeur général de la Société, il sera plus facile de dégoter de nouvelles occasions d'affaires maintenant que le rail est concrètement opérationnel jusqu’à Port-Daniel–Gascons. Ce dernier est d’ailleurs très optimiste en ce sens.
Il y a une réalité, en affaires : c’est très difficile de vendre sur la base de promesses. Les clients, ils y croient quand ils ont le rail dans la face.
Selon lui, les dossiers bougent d’ailleurs beaucoup, même s'il n'est pas en mesure de détailler les pourparlers actuellement en cours. J’ai quand même l’espoir d’une grosse augmentation de volume pour nous, à court et moyen terme. Sur un horizon de 12 à 24 mois, je pense qu’on peut probablement doubler, voire facilement tripler ce qu’on a transporté ces dernières années avec la prolongation de la voie ferrée jusqu’à Port-Daniel, précise le gestionnaire.
M. Lévesque indique que la SCFG demeure à l’affût des possibilités à venir, comme elle l’a fait l’été dernier en transportant une partie du granulat nécessaire à l’aménagement de la recharge de plage de Maria. Il croit d’ailleurs que ce projet a contribué à bien faire comprendre l’utilité du transport ferroviaire, en plus de contribuer à boucler le budget de l’organisation.
Ça a un peu sauvé notre année, admet Luc Lévesque, qui précise que le transport de copeaux de bois de Groupe Lebel, à Nouvelle, a été suspendu cet été en raison des difficultés financières de l’usine F.F. Soucy de Rivière-du-Loup. Ces déboires se sont finalement soldés par une faillite de 94,5 millions de dollars. Le transport de bois se poursuit néanmoins.
Une demi-victoire, selon la SCFG
Si la reprise des activités ferroviaires jusqu’à Port-Daniel–Gascons constitue une bonne nouvelle pour Luc Lévesque, ce dernier estime néanmoins qu’il s’agit d’une demi-victoire, compte tenu du fait que la réhabilitation du troisième tronçon jusqu’à Gaspé reste suspendue. À ses yeux, cette incertitude demeure, malgré les avancées sur le deuxième tronçon, un petit côté agaçant.

Le site web du ministère des Transports et de la Mobilité durable indique désormais que le deuxième tronçon est en exploitation. Le troisième demeure néanmoins au stade de la planification.
Photo : Gracieuseté du ministère des Transports et de la Mobilité durable
L’année 2026, c’était supposément celle où l’on devait ouvrir Gaspé, rappelle Luc Lévesque, qui déplore le silence radio de la part du provincial dans ce dossier. J’aimerais ça qu’un peu d’incertitude se lève dans le dossier de Gaspé, ajoute-t-il, précisant que son équipe était prête à réaliser plus de 30 millions de dollars en contrats de réfection sur le troisième tronçon au moment où les chantiers ont été suspendus en raison de dépassements de coûts majeurs.
On a hâte de voir dans quel sens les choses vont aller, confirme Luc Lévesque.
Des espoirs pour les passagers
La nouvelle de la reprise de la circulation entre Caplan et Port-Daniel–Gascons nourrit par ailleurs l’espoir de la Coalition pour le retour des services du train de passagers en Gaspésie, qui réclame le retour partiel de VIA Rail sur la portion déjà sécuritaire du chemin de fer. Ça nous dit que le train de passagers pourrait revenir, évidemment, puisque le tronçon est ouvert à la circulation et qu’il n’y a plus aucune contrainte au niveau du rail, lance la porte-parole de la Coalition, Micheline St-Onge.
On est très, très contents pour la Société du chemin de fer de la Gaspésie : enfin, depuis le temps qu’ils attendent après ça! Nous, on va continuer les démarches avec le fédéral et [le député] Alexis Deschênes pour mettre le plus de pression possible, ajoute la militante.

Micheline St-Onge indique que la Coalition aimerait obtenir une réponse favorable d’Ottawa dès la première portion de 2026. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Roxanne Langlois
Mme St-Onge explique que son organisation compte profiter du premier voyage de ciment par train afin d’organiser une mobilisation en faveur du retour de VIA Rail. Les Gaspésiens et Gaspésiennes souhaitant un retour du train de passagers pourraient ainsi être appelés à se déplacer, comme ce fut le cas en septembre, dans les différentes gares du territoire pour démontrer leur soutien.
Le président-directeur général de VIA Rail devait témoigner en février devant le Comité des transports de la Chambre des communes au sujet de son refus d'offrir le service partiel de train de passagers entre Matapédia et Port-Daniel–Gascons. Avec le départ imminent de Mario Péloquin, qui a récemment annoncé sa démission, Mme St-Onge espère désormais que son regroupement puisse rencontrer le ministre fédéral des Transports Steven MacKinnon pour le sensibiliser à la question.
La pétition lancée en novembre, qui réclame au fédéral le retour partiel du train de passagers en région, avait récolté 2173 signatures mercredi en fin de journée. Le document est accessible sur le site web de la Chambre des communes jusqu’au 29 janvier.


5 month_ago
39



























.jpg)






French (CA)