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Cette Honda est une curiosité technologique dans la gamme et pas seulement en raison de sa motorisation. Sur la WN7, la batterie est porteuse c’est-à-dire qu’il n’y a pas de cadre mais deux parties distinctes liées au bloc batterie.
A l’avant, une forme en triangle qui tient les T de fourche et à l’arrière, une boucle arrière assez classique sur la partie haute alors qu’une pièce sur la partie basse reçoit l’accroche du bas oscillant, la transmission et le moteur électrique avec son refroidissement liquide.
Une moto très étroite
La batterie n’en a pas. Pour limiter les bruits parasites d’un chaine, la transmission finale est confiée à une courroie, alors que chez Honda on ne trouve que des chaines ou des cardans. Il y a un joli monobras, mais ça on connait chez Honda.
La WN7 est présentée par Honda comme le pendant électrique de la Hornet 750, en gros elle en reprend les dimensions mais elle est un peu plus longue et surtout bien plus étroite. Cette machine parait plus proche du gabarit d’une 125 que d’une 750.
4 modes de conduite pour optimiser
La WN7, comme la majorité des véhicules électriques, se soucie de l’autonomie tout en espérant offrir une expérience de conduite optimale. Pour ce faire, on trouve 4 modes de conduite et 3 modes de freinage régénéraitf qu’on peut mixer aisément.
Par exemple, le mode Pluie avec le plus de frein régénératif alors que par défaut il n’y en a quasiment pas. De base, ce sont les modes Sport et Eco qui en offrent le plus, le premier pour ne pas vider la batterie trop vite avec les accélérations tonitruantes dont nous gratifie le moteur, et le second pour atteindre une autonomie maximale avec une conduite ultra douce.
Ce mode Eco manque cruellement de reprises pour s’insérer dans le trafic sans encombre, le mode le plus convaincant est finalement le mode Standard qui est vif et sans brutalité, puis si on le souhaite, on peut ajouter une régénération maximale pour limiter l’usage des freins.
J’ai trouvé ça parfait avec ce paramétrage. A l’issue de notre boucle d’essai d’environ 70 km, le tableau de bord indiquait une autonomie restante de 30 km, soit un total de 100 km pour les 140 WLTP annoncés. Une valeur qui semblait réaliste après avoir rouler en ville et sur le réseau secondaire, hors voies rapides.
Confort... perfectible
Les sensations de conduite reposent aussi sur le châssis spécifique à cette WN7. L’empattement est assez long, les suspensions (non réglables) assez fermes et la moto fine avec un centre de gravité très bas en raison du poids de la batterie.
A faible allure, elle semble ne pas vouloir s’inscrire dans un virage et y va d’un coup. Pareil dans l’autre sens lorsqu’on la redresse. Sur les petites routes à bonne allure, on est sur un rail avec une machine très stable qui suit sa trajectoire sans broncher.
On est parfaitement en confiance au guidon dans les deux cas mais ce sont vraiment deux ambiances différentes. Par contre, le confort est aux abonnés absents avec une selle ferme, étroite avec des arêtes bien marquées, c’est dommage pour une moto urbaine.
Peu pratique au quotidien
On retrouve les commodos et le tableau de bord TFT de 5 pouces de la Hornet 750, la Transalp etc. tout ceci est bien connu avec le joystick pour naviguer dans les menus et les boutons de klaxon/clignotants inversés.
Mais pour la WN7, il y a quelques bizarreries. On peut citer les poignées chauffantes qui ne s’activent pas avec un bouton sur la poignée gauche mais en entrant dans un menu. Dans le même genre, on a un bouton au pouce droit pour activer le limiteur de vitesse, le souci est qu’il faut les régler (il y en a 3) dans le menu au préalable ce qui n’est pas pratique non plus.
Le plus étonnant est sans doute la clé USB-C qui est sous la selle. Pour y accéder, il faut démonter la selle avec 2 clés Allen brancher son câble puis le passer par une goulotte pour le ramener sur le devant de la moto.
Autant dire qu’une fois installé, on n’y touche plus. Il manque un frein de parking lorsqu’on stationne en pente puisqu’il qu’il n’y a pas de boite de vitesses, mais on a un mode « marche » bien pratique pour nous aider à manoeuvrer en marche avant ou arrière.
Bon rapport prix/performances
Face aux concurrentes déjà en place, comme les roadsters Zero Motocycles S, Can-Am Pulse ou encore Livewire S2 Alpinista qui sont accessibles aux permis A2 aussi et ont des performances comparables, cette WN7 est correctement placé pour son rapport prix (14999€) / performances.
On regrette le confort et l’étroitesse de la selle, le peu d'aspects pratiques au quotidien ou encore l’absence d’un frein de parking mais on apprécie la réponse vive à la poignée des gaz ainsi que les 4 modes de conduite et les 3 modes de freinage régénératif qu’on peut combiner et qui sont bien distincts les uns des autres.
Pour la recharge, Honda indique un 20-80% en 30 minutes avec une charge rapide et chose importante, le chargeur est embarqué donc si vous utilisez des bornes publiques, vous n’avez pas besoin d’emmener un câble voire un chargeur avec vous comme avec certaines machines. Le câble pour recharger sur la prise secteur chez soi est fourni.


3 month_ago
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