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Le milieu universitaire s'est mobilisé mardi à l’Université de Sherbrooke afin d’interpeller des candidats au 27e jour de la campagne électorale.
Certains ont dénoncé ce qu'ils qualifient de manque à gagner. Près d’un milliard de dollars de plus sont nécessaires annuellement, selon ces membres des communautés universitaires. C’est ce que soutient une étude réalisée par l'économiste Pierre Fortin de l’UQÀM, commandée par le Bureau de coopération interuniversitaire (BCI) pour appuyer ce point.
C’est dans ce contexte de sous-financement que l’Association du personnel administratif et professionnel de l’Université de Sherbrooke demande plus de financement. Son président, Pascal Morin, estime que les dernières années sous la CAQ ont été difficiles pour le milieu universitaire.
Les décisions des dernières années ont encore plus fragilisé le réseau de l’enseignement supérieur, ce qu'on voit c'est des postes vacants, non comblés lors d’un départ à la retraite, non remplacement lors d’un congé de maladie, donc ça fait des gens surchargés, épuisés et une baisse de services pour les personnes étudiantes. Personne ne sort gagnant de ça en ce moment, déplore-t-il.
Que répondent les candidats régionaux?
Pour le candidat caquiste dans Richmond, Guillaume Rousseau, le bilan de la CAQ en éducation supérieure n’est pas gênant. Il veut, entre autres, transformer les établissements d’enseignement supérieur en pôles économiques.
Dans un monde idéal, les stages seraient rémunérés. Maintenant, gouverner, c’est faire des choix. Les choix du gouvernement de la CAQ ont été d’augmenter les salaires dans le secteur public. C'est plate d'avoir un stage non rémunéré à très court terme, mais ce sont des gens qui vont avoir des emplois payants, dit-il.
Gabriel Pallotta, du Parti québécois, veut en faire plus. Au niveau du coût de la vie en général, on a beaucoup à travailler pour aider les étudiants à traverser leur budget. Il y a des chantiers de logement étudiant qu'on veut mettre sur pied. nous aussi, on veut que les stages soient [rémunérés]. L’esclavage moderne, je n’y court pas beaucoup.
Rémunération des stages
Au sujet de la rémunération des stages, toutes les formations politiques à part la CAQ et le PCQ disent vouloir rémunérer les stages dans la fonction publique.
Québec Solidaire et le Parti libéral du Québec veulent aussi mettre l’éducation supérieure à l’avant-plan. Le PLQ veut s’engager dans une modernisation du régime d’aide financière aux études.
Ça fait partie de nos secteurs protégés donc il y aura une croissance des dépenses, une poursuite des investissements dans notre réseau d’enseignement supérieur. C’est super important., a affirmé le candidat libéral Hugo Fontaine.
QS propose des États généraux sur l’éducation, pour revoir le système d’éducation à trois vitesses.
Ce qu'il faut regarder en arrière, c’est l'ensemble des décisions gouvernementales qui ont été prises. C'est un sous-financement récurrent. Ce qu’on a vu, c’est que les universités sont de moins en moins financées, puis les frais ont augmenté au fil du temps, a déclaré la candidate solidaire dans Sherbrooke, Stéphanie Vachon.
Et Pierrick, toujours dans le domaine de l’éducation, la candidate sortante de la CAQ, Geneviève Hébert, s’engage à continuer l’accès aux arts et à la culture dans les milieux d’hébergement pour aînés de Saint-François. Hugo Fontaine s’engage à appuyer le projet de nouvelle bibliothèque de Windsor.
Bibliothèque de Windsor
Dans Richmond, le candidat libéral Hugo Fontaine s’engage à appuyer la Ville de Windsor dans ses démarches pour financer sa nouvelle bibliothèque.
Le projet, dont les coûts ont plus que doublé depuis 2024, accuse des retards et nécessiterait près de cinq millions de dollars supplémentaires.
Plus on attend, plus les coûts augmentent, affirme M. Fontaine, qui dit vouloir faire de la bibliothèque une priorité.
Geneviève Hébert veut poursuivre Semer le bonheur
La candidate de la CAQ dans Saint-François, Geneviève Hébert, promet de poursuivre son programme Semer le bonheur, lancé en 2021 dans les écoles et élargi depuis aux résidences pour aînés.
Elle souhaite notamment permettre à des artistes estriens de se produire dans les écoles et les milieux d’hébergement.
Ça fait sortir les gens de chez soi, de leur chambre ou de leur appartement, affirme-t-elle.
Plus de 30 000 dollars auraient été investis dans le programme depuis sa création.


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