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Même après l’Ozempic, on peut reprendre les kilos perdus

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L’Ozempic a beau être un médicament anti-obésité à l’efficacité redoutable, il est possible qu’il partage une caractéristique désagréable avec les autres traitements contre l’obésité: après un certain temps, les patients reprennent du poids.

Au terme de ce qui serait la première étude à grande échelle portant sur des patients qui ont été suivis pendant et après leur traitement, les chercheurs concluent qu’en moyenne, en moins de deux ans, les patients ont repris la totalité du poids perdu. 

La recherche a analysé les résultats de 37 études totalisant 9000 personnes en surpoids, qui ont pris pendant 10 mois un médicament destiné à favoriser la perte de poids, incluant les médicaments de type GLP-1 —du nom de l’hormone de l'intestin qu’imitent Ozempic ou Wegovy. 

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Les participants avaient perdu en moyenne 8,3 kilos pendant ces 10 mois. La période de suivi n’a ensuite duré que 8 mois, mais à en juger par la vitesse à laquelle ces personnes reprenaient du poids, elles seraient de retour à leur poids pré-traitement en moins de deux ans: pour être exact, une moyenne de 1,7 an. 

Si on ne se concentre que sur les groupes qui ont pris un médicament du type GLP-1, la perte de poids est en moyenne de 14,7 kilos, mais si la tendance des huit mois suivants se maintenait, ces personnes allaient reprendre les kilos perdus en 1,5 an. 

L’étude est parue le 7 janvier dans le British Medical Journal. Pour l’une des co-auteures, la professeure de nutrition et santé publique Susan Jebb, de l’Université Oxford, « l’obésité est une condition chronique et à rechutes » et pour cette raison, a-t-elle déclaré dans une rencontre de presse, « on s’attendrait à ce que ces traitements se poursuivent à vie ».

Un éditorial du British Medical Journal paru dans la même édition ajoute que « les résultats ne sont pas étonnants » si on les replace dans le contexte de ce qu’on désigne depuis longtemps sous le nom de « l’effet yo-yo » —la perte de poids rapide qui entraîne une reprise de poids tout aussi rapide. Toutefois, l’étude a l’avantage de souligner que GLP-1 n’est pas « un remède miracle contre l’obésité ». Une stratégie que devrait retenir quiconque après la fin de son traitement, poursuit l'éditorial, serait de « pivoter vers une diète saine et un style de vie sain, dont l’efficacité a été plusieurs fois démontrée pour prévenir le retour de l’excès de poids ».

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