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L’élu des Bouches-du-Rhône justifie ces manquements par des « difficultés financières », malgré ses indemnités confortables de député.

MIGUEL MEDINA / AFP
Selon Mediapart, Sébastien Delogu (ici le 27 août) ne règle plus les pensions alimentaires de ses enfants
« Tout est politique », répète Jean-Luc Mélenchon. L’un de ses plus fidèles lieutenants, Sébastien Delogu, continue de l’apprendre à ses dépens. Selon Mediapart, le député de Marseille ne paie plus les pensions alimentaires destinées à subvenir aux besoins de ses deux enfants, une fille de 13 ans et un fils de 15 ans, depuis plus d’un an.
Dans son article publié lundi 7 septembre au soir, le média d’investigation s’appuie en partie sur les éléments de l’enquête ouverte par le parquet de Marseille pour abandon de famille (entre autres), à la suite d’une plainte déposée par l’ancienne compagne de l’élu, laquelle assure la garde de ses enfants depuis le début des années 2020.
Selon ces éléments, le député ne s’est pas acquitté de cette obligation (1200 euros par mois, réévalué en fonction de ses revenus), depuis le mois de mars 2025. Ce qui représente un montant total de 19 800 euros.
Delogu parle de « difficultés financières »
Sébastien Delogu ne nie pas ces manquements, qu’il justifie auprès de Mediapart par des « difficultés financières. » Ses indemnités de député, bien que confortables, avec 6000 euros mensuels, sont effectivement amputées chaque mois par des saisies sur salaire correspondant, selon le parlementaire, à des amendes auxquelles il a été condamné par le passé. Selon les mois, ces retenues pourraient représenter entre 1 646 et 1 803 euros.
Auprès du site d’investigation, l’ancien chauffeur occasionnel de Jean-Luc Mélenchon explique qu’il a engagé une procédure pour que le montant de la pension soit revu à la baisse. Il affirme également qu’il réglera ces sommes, « le jour où [s]on ex-compagne respectera ses droits, car elle ne lui laisse pas voir [s]es enfants. » Selon Mediapart, il a pourtant affirmé aux enquêteurs le 26 août dernier renoncer à son droit de visite pour la « stabilité » de ses enfants.
Au-delà de ces échanges d’arguments et de griefs, somme toute relativement habituels dans ce type de procédure normalement privée, l’affaire est délicate pour Sébastien Delogu et La France insoumise, tant le comportement du député apparaît en complet décalage avec les engagements féministes de son mouvement.
Derrière Jean-Luc Mélenchon et ses cadres, la machine LFI a effectivement fait de la lutte contre le patriarcat et pour l’émancipation des femmes un enjeu prioritaire de son projet politique. Au point, sur le sujet qui nous occupe, de déposer une proposition de loi en novembre 2025 pour défiscaliser les pensions alimentaires. Le but ? « Lutter concrètement contre la précarité des familles monoparentales », selon Sophia Chikirou et Mathilde Panot, les deux députées à la manœuvre pour soutenir les « mamans solos. » Encore faut-il que le père consente à payer.


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