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Rien ne semble arrêter Mario Landreville, un passionné de course à pied. À bientôt 82 ans, le Drummondvillois d’adoption vient d’ajouter une 400e médaille à son palmarès, en franchissant le fil d’arrivée du marathon de Montréal.
« Mon ambition, c'est de me rendre à 450 courses d’ici 2028! »

Mario Landreville conserve toutes ses médailles dans son salon.
Photo : Radio-Canada / Perrine Bullant
Pourtant, rien ne le prédestinait à devenir un grand coureur. Avant l’âge de 40 ans, il n’avait pas vraiment chaussé de souliers de course. C’est l’avis d’un médecin qui l’a convaincu d’essayer.
Je travaillais dans la boulangerie familiale à Mont-Joli, dans la farine, je faisais de l’asthme. Mon médecin m’a dit que je devais changer de métier pour soigner mon asthme. Mais c’était impossible, raconte-t-il.
On lui conseille alors de faire régulièrement du sport pour améliorer sa respiration. Il essaye la course à pied, non sans peine. La première fois que j'ai couru... Je n’étais même pas capable de faire un kilomètre!.
Mais très vite, il enchaîne les kilomètres et les courses d’envergure à travers l’Amérique. J'ai déjà fait un ultramarathon de 137 kilomètres, deux autres de 100 kilomètres. Ces courses-là, c’est beaucoup dans la tête.
Depuis que je cours, je suis rendu à environ 130 000 kilomètres. Il y a des automobiles qui ne font pas ça!
Il représente aussi à quatre reprises le Canada aux Senior Games américains, l’équivalent des Jeux olympiques pour les plus de 50 ans. C’est grandiose ça là!, rappelle-t-il. Il participera une nouvelle fois à la compétition en 2027.

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Mario Landreville a commencé à courir à l'âge de 42 ans.
Photo : Radio-Canada / Perrine Bullant
Sortir courir tous les matins
Beau temps, mauvais temps, c’est un engagement auquel il ne déroge presque jamais. Il y a des matins où on se lève et ça ne nous le dit pas, admet-il, mais après 5 minutes d'entraînement, on ne se pose plus la question, on est content.
Depuis quelques années, il se contente de plus courtes distances, juste des semi-marathons précise-t-il.
Une décision prise en collaboration avec son entraîneur, notamment à la suite d’une première blessure l’année dernière. Pendant 42 jours, il est interdit de course. Ah, j’étais vraiment rendu grognon sans pouvoir courir, confesse-t-il avec le sourire.
Mon équipe m'a fait comprendre que je n'avais plus 50 ans, j'en avais 81!

Mario Landreville s'entoure désormais d'un entraîneur, d'un massothérapeute et d'un nutritionniste pour pouvoir courir le plus longtemps possible.
Photo : Radio-Canada / Perrine Bullant
Mario Landreville ne veut pas penser à l’éventualité qu’un jour il ne puisse plus courir. Peut-être qu'un jour je ne serai plus capable de faire des 21 kilomètres à répétition, anticipe-t-il. Mais je vais faire des 5, des 10 [kilomètres], c’est tout!
Je réalise bien que certains jeunes ne sont pas capables de faire ça. Je veux montrer que même des personnes d’un certain âge peuvent donner l’exemple à des jeunes.
Depuis 2020, Mario Landreville fait partie des lauréats de l’Ordre de la Ville de Drummondville. Une reconnaissance qui salue sa détermination inspirante. C'est... C'est gratifiant, confie-t-il.


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