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En réaction aux scènes de chaos de ce week-end, les maires et élus du Jura ont invité à se rassembler lundi 19 octobre, comme partout en France.
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Par Rédaction Voix du Jura Publié le 19 oct. 2026 à 18h12
Après un week-end marqué par des scènes de chaos et de dégradations dans de nombreuses communes du pays, en marge des manifestations du 17 octobre contre la vie chère, pour un meilleur pouvoir d’achat et de meilleurs moyens pour les services publics, nombre de maires et d’élus en France ont appelé à se rassembler lundi 19 octobre 2026.
Dans le Jura, où les mobilisations se sont déroulées dans le calme, les élus ont souhaité exprimer leur solidarité avec les communes touchées par les violences et leur attachement aux institutions démocratiques, en répondant à l’appel de l’Association des maires de France (AMF).
« Non au désordre, oui aux revendications »
À Lons-le-Saunier, ils étaient une trentaine – venus de toute l’agglomération et issus de tout bord politique – à s’être regroupés devant la statue de Rouget de Lisle. L’occasion pour le président de l’Espace communautaire Lons Agglomération, Michel Fischer, d’insister sur le fait que « ce ne sont pas des institutions qui ont été attaquées, mais la liberté publique de toute la France. »

Et le maire, Cyrille Brero, après avoir apporté sa « reconnaissance » et son « soutien » aux forces de l’ordre, d’affirmer : « Non à l’intimidation et au désordre, oui aux revendications des Français. »
Le maire de Dole, Jean-Baptiste Gagnoux, en rappelant avoir été témoin auparavant de tirs de mortiers contre son bureau, a fermement condamné « les actes de violences contre toute forme d’autorité, et nos policiers. »
Contester est une liberté essentielle
Le maire de Saint-Claude, Frédéric Poncet, a lui aussi condamné « des actes inacceptables », qui « ne relèvent ni de la contestation sociale, ni de l’expression démocratique », auprès d’une quarantaine de personnes rassemblées.

Lors de sa brève allocution, cependant, l’élu a aussi souhaité prendre du recul vis-à-vis des violences pour défendre la liberté de manifester. « Le droit de contester, le droit de revendiquer, le droit d’exprimer son désaccord et parfois son désarroi, sont des libertés essentielles à notre démocratie. Nous devons les protéger. »
Avec une pensée particulière adressée aux lycéens : « Ils ont le droit d’être écoutés, comme doivent l’être toutes celles et ceux qui, à leurs côtés, portent pacifiquement des aspirations sociales et des revendications légitimes. »
À Champagnole, où une quarantaine de personnes se sont aussi réunies, les élus ont dit regretter « les casses lors des manifestations, car elles occultent les réelles revendications des manifestants qui se battent pour leurs droits et leur pouvoir d’achat. »
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