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À 10 jours des élections provinciales, le leader du Parti conservateur de la Colombie-Britannique, Lorne Doerkson, est encore en train de se faire connaître des électeurs. Député depuis 2020, engagé dans sa communauté, il a été catapulté dans les plus hautes sphères de la politique provinciale sans avoir rien demandé.
Lorne Doerkson était dans un avion, en train de revenir de vacances, quand il a appris que son nom avait été proposé pour devenir leader intérimaire du Parti conservateur de la Colombie-Britannique.
Il n’y avait pas beaucoup de temps pour y penser, se rappelle le leader conservateur, assis dans le salon de sa maison de Williams Lake. Et, bien sûr, on redoutait qu’il y ait un déclenchement d’élections anticipées.
J'étais fier d'avoir autant de soutien de mon caucus.

Lorne Doerkson n'a eu que quelques jours pour essayer d'unifier son parti et commencer une campagne électorale de dernière minute.
Photo : La Presse canadienne / Rich Lam
La leader Kerry Lynne Findlay venait de démissionner après un mandat de quatre mois teinté de scandales et de départs de députés. Le premier ministre sortant, David Eby, a déclenché les élections provinciales deux jours plus tard.
Je savais que la tâche allait être difficile, mais je pense profondément que nous avons besoin de changement dans la province, explique Lorne Doerkson. Et j’étais déterminé à unifier le parti, ce que nous avons maintenant fait.
Les gens du Parti, les gens du caucus, l'apprécient beaucoup, explique l’analyste politique proche des milieux conservateurs Serge Corbeil. C'est un genre de joueur d'équipe qui ne faisait pas beaucoup de vagues. C’est une personne qui, sur le plan humain, est très décente, dit celui qui a appuyé la campagne au leadership du candidat défait Iain Black, aujourd'hui co-président de la campagne conservatrice.
C'est l'ex-députée libérale et mairesse de 100 Mile House, Donna Barnett, qui l'a introduit à la politique. Lorne Doerkson lui a succédé en 2020, élu comme député libéral de Cariboo-Chilcotin.
Sa qualité, c'est qu'il s'intéresse aux gens de tous horizons.
Qui vous êtes et ce que vous faites dans votre vie, c’est votre affaire, explique Donna Barnett. Mais pour lui, vous êtes un être humain avant tout. Vous comptez vraiment.

Lorne Doerkson est député de Cariboo-Chilcotin depuis 2020.
Photo : La Presse canadienne / DARRYL DYCK
En mai 2024, Lorne Doerkson décide de se joindre au Parti conservateur, qui n'avait alors que deux autres députés en Chambre. Sous sa nouvelle étiquette politique, il a été réélu député en 2024 avec plus de 70 % des voix, et nommé vice-président adjoint de l'assemblée.
Le nouveau leader conservateur est né à New Westminster, a grandi à Salmon Arm et habite depuis 25 ans à Williams Lake, dans le centre de la province. Une région de grands espaces, dont l'économie repose principalement sur l'exploitation des ressources naturelles et l'élevage bovin.
Lorne Doerkson, ancien cow-boy
Lors des événements publics, Lorne Doerkson est souvent présenté comme un ancien cow-boy; il a fait du rodéo dans sa jeunesse et a été un des administrateurs de l'association du Stampede de Williams Lake, qui organise un des plus importants rodéos au pays.
Je suis un peu timide par rapport à ma carrière de rodéo, mais je pense que c'est cela qui me donne ma force, admet Lorne Doerkson. Je suis une personne ouverte d'esprit qui a eu une carrière bien remplie dans le domaine des affaires, et je suis convaincu qu'on peut mieux faire dans cette province.
Ce père de deux filles et grand-père d'une fillette de 6 ans est maintenant bien conscient du défi qui est devant lui. Depuis le 20 septembre, je n'ai pas vu ma femme plus d'une heure ou deux à la fois, reconnaît-il.

Quand le député Lorne Doerkson a rejoint les conservateurs de John Rustad, il disait que sa priorité est de défaire le NPD aux prochaines élections.
Photo : Radio-Canada / Mike McArthur
L'intérieur, c'est acquis pour le Parti conservateur, mais c'est dans la grande région de Vancouver, notamment à Surrey, que la campagne va se jouer.
Son défi, c'est dans les centres urbains, et de démontrer aux gens qu'il comprend la dynamique urbaine par rapport à la criminalité, ou aux taxes, analyse Serge Corbeil. À ce niveau, il va devoir encore probablement faire des efforts.
Sa prochaine tâche est également de garder le Parti conservateur uni, avec des membres qui proviennent des différents horizons de la droite. Et c'est mercredi soir lors du débat des chefs qu'il pourra vraiment se faire connaître du public.


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