NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Au Canada, la défense du français relève surtout d'Ottawa et, dans certains cas, des provinces. Dans ce contexte, les villes ont-elles une responsabilité dans le rayonnement de leur communauté francophone? Éléments de réponse sur le terrain, à l’approche des élections municipales en Colombie-Britannique.
Pour Geneviève Kyle-Lefebvre, candidate à Coquitlam et directrice générale de la Société francophone de Maillardville, la Municipalité a un rôle central à jouer dans la mise en valeur de l'histoire de ce quartier, considéré comme le premier village francophone de la Colombie-Britannique.
Ici, on est chanceux d'être le berceau de la francophonie.[...] C'est quelque chose qui n’existe pas n'importe où ailleurs dans le Grand Vancouver. Les gens veulent le voir, donc ils veulent voir la communauté francophone briller.

Geneviève Kyle-Lefebvre est candidate au conseil municipal de Coquitlam.
Photo : Radio-Canada / Raluca Tomulescu
Elle souligne que la Ville de Coquitlam accorde déjà un soutien financier au Festival du Bois, un événement culturel annuel qui rend hommage à la culture franco-canadienne. À titre d’exemple, Heidi Hughes, responsable du tourisme et de l'économie des visiteurs de la Ville de Coquitlam, indique que l’édition de 2025 a reçu 116 000 $.
À Vancouver, le conseil municipal adopte une démarche similaire.
Comme l'explique la conseillère sortante et candidate Lisa Dominato, le soutien aux festivals et événements culturels fait partie des engagements récurrents de la Ville.
C'est la diversité, les personnes, les communautés qui ajoutent au dynamisme de la ville et aussi de l'économie, c'est très important, croit-elle.
Elle indique que la Ville accorde régulièrement des subventions aux organismes locaux, notamment à La Boussole et à l'Alliance française, afin de pérenniser leur action au sein de la communauté francophone.

Lisa Dominato est conseillère municipale sortante et candidate à la Ville de Vancouver.
Photo : Radio-Canada / Fournie par Lisa Dominato
Plus au nord, à Prince George, le conseiller sortant et candidat à la mairie Garth Frizzell estime que l’action de la Ville commence avant tout par l’écoute du milieu.
Au niveau municipal, nous ne pouvons pas dire "c'est le problème du provincial ou du fédéral". [...] Nous n'avons pas les ressources pour tout résoudre, mais nous devons au moins être à l'écoute, soutient-il, en faisant référence aux besoins d’infrastructures exprimés par le Cercle des Canadiens Français de la région.

Garth Frizzell est conseiller municipal sortant et candidat à la mairie à Prince George.
Photo : Radio-Canada / Julie Landry
Un rôle de levier
Selon le professeur de science politique à l’Université Simon Fraser, Rémi Léger, les municipalités britanno-colombiennes n’ont pas d’obligation formelle dans l’épanouissement d’une communauté linguistique minoritaire.
Mais de façon officieuse, c'est sûr que l'on pourrait souhaiter que des Municipalités offrent des services de base à la population francophone, des services communautaires, des activités sociales, précise-t-il.
Rémi Léger souligne que le soutien aux événements culturels est le bienvenu, mais qu’il demeure ponctuel.
Pour faire vivre la francophonie au quotidien, il estime que les Municipalités doivent aller plus loin en finançant des activités régulières, qu’elles soient hebdomadaires ou mensuelles. Dans le cas de Vancouver, il suggère que la Ville se dote d'une stratégie sur la place.

Le groupe Collage Trad fait ses balances avant le début du Festival du Bois à Maillardville le 7 mars 2025
Photo : Radio-Canada / Antonin Sturlèse
On [aurait] un document qui tient sur une page, qui tient sur deux pages [avec] quelques directives : on souhaite que les bibliothèques de la municipalité offrent au moins une activité en français par année et que les centres communautaires offrent une activité en français, ou ce genre de choses. [Ce serait] le début de quelque chose, croit-il.
Selon Rémi Léger, les municipalités ont aussi un rôle clé à jouer comme interlocutrices auprès des autres ordres de gouvernement.
Est-ce que la Municipalité de Coquitlam est prête à jouer le jeu et à aller voir le gouvernement fédéral pour obtenir des fonds en infrastructures afin d'appuyer sa francophonie?
La Société de Maillardville ne peut pas faire ce travail. Elle a besoin d'un interlocuteur, elle a besoin d'un partenaire et, donc, cela devient la Municipalité qui se fait le porte-voix de sa francophonie locale, poursuit le professeur.
Rémi Léger reconnaît que la francophonie a besoin d’alliés au conseil municipal.
Les alliés les plus naturels sont celles et ceux qui parlent notre langue, certainement. Mais on peut envisager un scénario où il y aurait un conseiller municipal ou une conseillère municipale qui ne parle pas le français et qui veut se faire un allié de la communauté francophone, précise-t-il.


3 week_ago
59



























.jpg)






French (CA)