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Des flammes et des larmes: depuis le 18 juillet, c'est contre les entrepôts de l'entreprise Wildberries, l'équivalent russe d'Amazon, que l'armée ukrainienne dirige ses drones. Ces frappes, qui visent notamment à perturber le quotidien des Russes en bouleversant les chaînes de distribution, ont fait au moins neuf morts, et suscitent de vives réactions chez les commerçants et consommateurs russes.
L'Ukraine soutient que les entrepôts Wildberries sont des «installations logistiques majeures» servant au transport de composants soumis à des sanctions, destinés à la production de drones et à des équipements de navigation. Sur les réseaux sociaux russes, les vidéos de petits commerçants en pleurs se multiplient, comme le détaille le Kyiv Post.
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«D'abord, les Ukrainiens ont tué mon mari. Ensuite, la banque m'a escroquée. Aujourd'hui, tout ce qui me restait a brûlé dans les entrepôts. Que me reste-t-il?», se lamente une femme.
Une autre commente: «Les Ukrainiens se délectent de nos larmes, donc ils bombardent nos entrepôts tous les trois jours. Il n'y a aucun sens à continuer de travailler. Il serait plus simple que je brûle moi-même mon stock».
La guerre s'invite dans le quotidien des Russes
Dans la mesure où les ventes de marchandises effectuées via Wildberries représentent près de 3% du produit intérieur brut de la Russie, les attaques ukrainiennes contribuent à fragiliser l'économie du pays. Beaucoup de petites et moyennes entreprises dépendent de ce géant de la distribution.
Wildberries ne fabrique ni ne vend aucune arme: l'essentiel des biens distribués est composé de vêtements, de cosmétiques et d'articles ménagers. La plateforme de vente est toutefois utilisée pour acheter des équipements destinés à l'effort de guerre, notamment des gilets pare-balles, des lunettes pour le pilotage de drones, des composants de drones, des trousses de premiers secours ou encore des rations de combat. Autant d'articles utilisés par des soldats ou des bénévoles pour servir sur le front ukrainien.
Si le droit international humanitaire interdit de cibler les biens de caractère civil en temps de guerre, certaines infrastructures peuvent être considérées comme des objectifs militaires légitimes et faire l'objet d'attaques mesurées s'il est avéré qu'elles fournissent une contribution effective à l'action militaire.





























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