Des maquettes tridimensionnelles de fleurs agrandies. Entre 1866 et la fin des années 1920, l’Allemand Robert Brendel et son fils Reinhold ont reproduit différentes espèces en papier mâché, en plâtre et en bois, pour une étude plus précise de la botanique. Lorsqu’il a découvert en 2019 ces reproductions d’une cinquantaine de centimètres de haut, le photographe roumain Matei Bejenaru a «tout de suite été saisi par leur beauté, par la fraîcheur de leurs couleurs». Au point de leur consacrer une série, que l’on peut découvrir dans un livre publié l’an dernier, Flower Power, et qui fait cet été l’objet d’une exposition à Arles.
Dans l’écrin à ciel ouvert du Jardin d’été – le lieu s’imposait – on découvre notamment une image d’un modèle Brendel de Theobroma cacao L., à savoir une fleur de cacaoyer. Cette reproduction grand format est aussi fascinante dans l’observation précise qu’elle permet que dans son artificialité – on dirait presque une peinture. Pour Matei Bejenaru, il s’agit finalement autant de sublimer des créations humaines que d’alerter sur une urgence climatique, certains spécimens si précisément recréés par les Brendel étant menacés de disparition.


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