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Les « fantômes de Cassiopée » ne sont plus seuls : une incroyable photographie révèle trois nouvelles apparitions !

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Les passionnés d'astronomie, a fortiori quand ils utilisent des instruments comme un eVscope d’Unistellar, savent que bien des objets d'intérêt ont un nom qui commence par NGC suivi d'un nombre. C'est une référence dans le New General Catalogue of Nebulae and Clusters of Stars ou NGC (en français « Nouveau catalogue général de nébuleuses et d'amas d'étoiles ») qui est l'un des catalogues astronomiques les plus connus dans le domaine de l'astronomie amateur avec le catalogue Messier.

On le doit à un astronome irlando-danois, John Dreyer, qui au cours du XIXe siècle a constitué un catalogue d'astres qui contient 7 840 objets du ciel profond, une révision et un élargissement du General Catalogue de John Herschel qui, comme son père William Herschel (le découvreur d'Uranus et du rayonnement infrarouge), était  un astronome britannique.

John Dreyer a ensuite été à l'origine de l'Index Catalogue (IC) - appelé également Index Catalogue of Nebulae, Index Catalogue of Nebulae and Clusters of Stars, IC I ou IC II qui sert de supplément au New General Catalogue. Il fut publié pour la première fois en 1895 et a été enrichi jusqu'à contenir plus de 5 000 objets connus comme... les objets IC.

Observés dans la constellation de Cassiopée, les nuages ​​interstellaires IC 59 (à gauche) et IC 63, aux contours fusiformes, ont une apparence fantomatique à l'échelle cosmique. Situés à environ 600 années-lumière, ces nuages ​​ne sont pourtant pas des fantômes. Ils disparaissent lentement sous l'influence du rayonnement énergétique de l'étoile chaude et lumineuse Gamma Cassiopeiae (γ Cas / γ Cassiopeiae). L'étoile bleuâtre γ Cas se trouve physiquement à seulement 3 à 4 années-lumière des nébuleuses. C’est une étoile variable et, en fait, multiple. © Image Alex Rodriguez, texte Robert Nemiroff (MTU) & Jerry Bonnell (UMCP)

L'Astronomy Picture of the Day (Apod)

Ces objets sont souvent présents dans l'Astronomy Picture of the Day (Apod), un site web fondé en 1995 et hébergé par la Nasa et l'Université technologique du Michigan (Michigan Technological University).

Tous les jours ou presque, une photographie en rapport avec l'astronomie est mise en ligne avec quelques commentaires. Il peut s'agir d'images prises avec des télescopes et d'autres instruments de la Nasa, de l'ESA ou de l'ESO notamment, que ce soit sur Terre ou dans l'Espace. Deux scientifiques sont à l'origine de ce site dont une version existe en français : Robert Nemiroff, un astrophysicien qui enseigne au MTU (Michigan Technological University), et Jerry Bonnell, qui travaille pour la Nasa au Goddard Space Flight Center. Ce sont eux qui choisissent les images et rédigent quotidiennement pour chacune d'entre elles un petit texte explicatif.

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Depuis quelques années, l’Observatoire de la Côte d’Azur (OCA) rend disponible sur dossier la formation du module d'astronomie observationnelle de son master d'astrophysique en distanciel. Toute personne ayant acquis des connaissances correspondant à un niveau Bac+3 scientifique, avec de la physique et des mathématiques, peut candidater avec in fine la possibilité d'utiliser un des télescopes de 1 mètre de l'OCA pour étudier les astéroïdes, les galaxies et même les exoplanètes, et bien d'autres objets astrophysiques encore. La formation débouche sur un DUAO (Diplôme universitaire d’astronomie observationnelle) attestant de certaines connaissances générales en astronomie ainsi que de compétences pour utiliser des outils de base de l'astrophysique observationnelle professionnelle. Ce 30 juin 2026 s'ouvre les inscriptions pour une nouvelle cession. La date limite d'inscription est fixée au 15 septembre 2026.... Lire la suite

Les images de l'Apod peuvent aussi avoir été réalisées par des astrophotographes et astronomes amateurs doués. On en voit en ce moment un nouvel exemple en octobre 2026 (après celui de 2025 ci-dessus) avec une photographie composite réalisée à partir des images prises par un groupe de ces astronomes amateurs : Louis Leroux-Géré, Thibault Rouillée, Vincent Martin, Cédric de Decker (Starfront Observatories).

Cette extraordinaire image a nécessité 100 heures d'observation et un filtre à oxygène spécial pour révéler trois nébuleuses ténues cachées dans la constellation de Cassiopée qui s’ajoutent à IC 59 et IC 63, les fantômes originaux de Cassiopée. La lumière intense de γ Cassiopée fait rougeoyer l'hydrogène gazeux d'IC ​​59 et 63. Leur poussière réfléchit et diffuse une partie de la lumière stellaire blanc bleuté. Les objets 1, 2 et 3, récemment découverts donc, apparaissent comme des fantômes bleus, révélant la présence d'oxygène ionisé. L'origine de ces apparitions astronomiques reste un mystère à résoudre. © Image Louis Leroux-Géré, Thibault Rouillée, Vincent Martin, Cédric de Decker (Starfront Observatories), texte Keighley Rockcliffe, Robert Nemiroff, Jerry Bonnell, Cecilia Chirenti

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