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Quelques amateurs de couture se sont donné rendez-vous samedi au 219, boulevard Provencher, à Saint-Boniface, pour un atelier animé par la créatrice de mode Marie Rosette Mikulu. Durant trois heures, les participants ont appris à manier l’aiguille et à maîtriser les rudiments de la discipline.
À l’entrée de la salle, tables, fils et aiguilles étaient mis à la disposition du petit groupe. Chacun est venu avec ses propres attentes : acquérir des compétences pratiques, échanger avec d’autres passionnés ou simplement prendre plaisir à créer.

La créatrice de mode Marie Rosette Mikulu souhaite offrir ce genre d'atelier plusieurs fois par an, estimant qu'il s'agit d'un savoir-faire qui se perd.
Photo : Radio-Canada / Rachid Nahli
Les participants disposaient de trois heures pour dessiner des croquis de mode, assembler des tissus et transformer leurs vêtements.
J'ai une passion pour transmettre aux autres ce que j'aime faire , explique l'animatrice, Marie Rosette Mikulu, qui a découvert la couture durant la pandémie.
Constatant à ses débuts l'ampleur du gaspillage vestimentaire, elle a trouvé dans la confection textile une vocation écologique et créative.
Je me suis dit : pourquoi ne pas apprendre à d'autres à faire des coutures de base, tracer des lignes droites ou réparer un trou, tout en s'amusant? , souligne la créatrice, qui animait ce type d'atelier pour la toute première fois.
La couture n'est pas difficile. C'est très technique, mais tout dépend de l'attitude que l'on adopte. Si l'on part du principe que c'est inaccessible, on aura plus de mal.
Apprendre une nouvelle technique
Pour Fanélie Tettamanti, en mission de service civique à Winnipeg, cette activité représentait l'occasion de parfaire son savoir-faire.
Ma mère m'a transmis un peu de sa passion. J'utilise déjà la machine à coudre, mais je ne savais pas coudre à la main. L'animatrice est très pédagogue ; je viens d'apprendre un nouveau point que je ne connaissais pas.

Fanélie Tettamanti explique qu'elle sait utiliser une machine à coudre, mais qu'elle ne sait pas coudre à la main. Elle participe à l'atelier pour combler cette lacune.
Photo : Radio-Canada / Rachid Nahli
L'atelier a également piqué la curiosité de Brian Si Nhat Nguyen, professeur de biologie à l’Université de Saint-Boniface. Résident du quartier, il y voit une activité à la fois relaxante et utile : J'aimerais gagner en dextérité manuelle. J'ai aussi une veste d'automne que je porte souvent et que j'aimerais remodeler pour lui donner plus de style.

Des bobines de fil et des aiguilles ont été fournies gratuitement aux participants lors de l'atelier de couture.
Photo : Radio-Canada / Rachid Nahli
Marie Rosette Mikulu précise que l'objectif n'est pas de former des créateurs professionnels, mais de sensibiliser le public et d'éviter que ces compétences manuelles ne disparaissent, estimant qu'il s'agit d'un savoir-faire qui se perd.

Brian Si Nhat Nguyen, professeur de biologie à l’Université de Saint-Boniface, participe à l'atelier afin de développer son habileté manuelle.
Photo : Radio-Canada / Rachid Nahli
L’événement a été organisé dans le cadre du projet soutenu par le Réseau Dialogue et le programme VIF, avec l’appui financier du gouvernement du Canada.
Devant l'intérêt suscité, l'animatrice espère renouveler l'expérience et prévoit d'offrir deux nouvelles séances d'ici le mois d'octobre.
Mon but c'est de pouvoir organiser cet atelier un peu plus. Et puis, avant le mois d'octobre, j'aimerais donner deux autres sessions, soutient-elle.


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