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Par Le Figaro avec AFP
Le 12 juin 2026 à 21h50
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Jean-Christophe Piel a été tué d’une balle dans la tête pendant qu’il jardinait à son domicile dans l’Oise. Il avait précédemment été accusé par sa femme de violences et d’agression sexuelle sur l’une de leurs deux filles.
Passer la publicité Passer la publicitéDelphine Pinto «est comme la sorcière qu'il faut brûler au bûcher»: au dernier jour du procès de cette femme accusée d'avoir commandité le meurtre de son mari Jean-Christophe Piel en 2021, ses avocats ont demandé vendredi son acquittement. Le verdict est attendu dans la soirée.
Jeudi, l'avocat général a requis la perpétuité, assortie d'une peine de sûreté maximale de 22 ans, à l'encontre de cette femme de 48 ans, jugée depuis le 29 mai devant la cour d'assises spéciale de l'Oise pour complicité de meurtre en bande organisée. Une peine identique a été requise contre le tireur présumé, jugé à ses côtés avec trois autres hommes accusés d'avoir été impliqués: l'amant de Delphine Pinto au moment des faits, un homme accusé d'avoir fourni l'arme du crime et le fils de Delphine Pinto, accusé d'avoir été au courant du plan d'assassiner Jean-Christophe Piel.
Alors qu'il était en instance de divorce avec Delphine Pinto, ce kinésithérapeute a été tué d'une balle dans la tête pendant qu'il jardinait à son domicile dans l'Oise. Il venait de bénéficier d'une ordonnance de non-lieu à propos d'accusations par Delphine Pinto de violences envers elle et d'agression sexuelle sur l'une de leurs deux petites filles.
«J’ai envie qu’il meure»
Jean-Christophe Piel était également accusé d'agressions sexuelles par deux des trois autres enfants de Mme Pinto, tous nés d'une précédente relation mais qu'il avait adoptés. Sa mort a entraîné l'extinction des poursuites dans cette affaire, mais selon le parquet, la procédure n'avait alors pas permis d'établir des «charges suffisantes».
Les deux avocats de Mme Pinto, Me Houria Zanovello et Me Arnaud Ledru, sont toutefois longuement revenus vendredi sur ces accusations d'agressions sexuelles pour justifier des déclarations de leur cliente. Car Delphine Pinto a reconnu mercredi à la barre avoir pu «souhaiter» la mort de Jean-Christophe Piel, tout en assurant n'avoir «jamais commandité» son meurtre.
«Oui, elle a dit: “J'ai envie qu'il meure”. C'est humain: il l'a abandonné, il a violé ses enfants», a tenté vendredi Me Zanovello. «Je n'ai rien à voir avec le décès de Jean-Christophe», a répété d'une toute petite voix Delphine Pinto dans ses dernières déclarations vendredi avant que la cour ne se retire pour délibérer, peu avant 19h00.
Ses avocats ont aussi essayé d'attendrir la cour en racontant l'enfance difficile et le parcours de vie cabossé de Delphine Pinto, rejetée par ses parents, passée par des familles d'accueil, sans bagage scolaire, et ayant perdu son premier enfant à peine majeure. Me Zanovello s'est par ailleurs emportée contre les médias et l'opinion publique, qui selon elle ont condamné d'avance Delphine Pinto: «Elle est comme la sorcière qu'il faut brûler au bûcher».
Pour de nombreux témoins entendus ou dont les auditions ont été lues durant le procès, Delphine Pinto était une femme manipulatrice et menaçante. La semaine dernière, la mère de Jean-Christophe Piel a notamment dit à la barre qu'elle savait qu'on allait le tuer s'il quittait sa femme.


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