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À moins d’un mois de la fin de la saison, il n’y a toujours aucun contrat qui assure que la Nouvelle-Écosse et les États-Unis seront reliés par traversier l’année prochaine.
Le traversier The Cat, exploité par la société Bay Ferries, relie Yarmouth, dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse, et Bar Harbor, dans l’État du Maine.
En attendant que soit conclue une entente qui assurerait l’avenir à long terme du Cat, le gouvernement néo-écossais avait prolongé de deux ans le service de traversier, pour les saisons 2025 et 2026.
La présente saison se terminera le 14 octobre. Il n’y a toujours pas de contrat pour 2027.

Le traversier The Cat, photographié le 15 octobre 2024 à Yarmouth, en Nouvelle-Écosse.
Photo : Communications Nouvelle-Écosse
C’est l’entreprise Bay Ferries qui a la responsabilité des négociations entourant le navire, le service et le port du Maine. Bay Ferries a un contrat avec la marine américaine pour l’utilisation d’un navire, mais il se termine cette année.
Je n’ai pas de nouvelles à annoncer, mais notre équipe y travaille très fort, a affirmé mardi, à Halifax, le ministre des Travaux publics de la Nouvelle-Écosse, Fred Tilley.
Nous essayons d’en arriver à la meilleure entente possible pour les Néo-Écossais, a-t-il soutenu. Nous travaillons avec Bay Ferries.
Le traversier The Cat connaît une excellente saison, d’après Neil MacKenzie, chef de la direction de l’Association touristique des Côtes acadiennes et de Yarmouth.
L’achalandage est en hausse de 29 % par rapport à l’an dernier, signale-t-il.
Il ne s’alarme pas. Les discussions autour des plans de marketing de Bay Ferries pour la prochaine saison ne commencent généralement pas avant fin septembre ou début octobre, note-t-il.
J’aimerais que nous ayons une entente signée pour les 10 prochaines années, mais ce n’est pas le cas. Je reste cependant convaincu que nous serons à plein régime l’année prochaine, et, espérons-le, à long terme, déclare Neil MacKenzie.
Des retombées économiques importantes
La majorité des passagers du Cat sont des touristes américains. En 2024, il y a eu 49 301 passagers au total, et 34 352 des 39 687 passagers uniques n'étaient pas des résidents de la Nouvelle-Écosse.
Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a demandé au consultant 21FSP de réaliser une étude sur les retombées économiques du traversier reliant le Maine et Yarmouth. Le consultant, qui devait percevoir 180 000 $ pour ce travail, a remis son rapport final (nouvelle fenêtre) en février 2026.
On y constate que les touristes américains qui arrivent dans la province par traversier dépensaient davantage en Nouvelle-Écosse que ceux entrés par un autre moyen de transport.

La majorité des passagers du traversier The Cat sont des Américains qui visitent la Nouvelle-Écosse. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Rebecca Martel
En 2024, les visiteurs qui ont emprunté le traversier ont dépensé 40,5 millions $ en Nouvelle-Écosse et y sont restés pour 8,4 nuits en moyenne.
Plus des trois quarts (77 %) de ces passagers ont visité le sud de la province, 50 % ont séjourné dans la vallée d'Annapolis et à la baie de Fundy, 53 % sont allés à Halifax et 29 % ont poursuivi leur route jusqu'à l'autre extrémité de la Nouvelle-Écosse, l'île du Cap-Breton.
Le consultant concluait que les frais d’exploitation d’environ 21,3 millions $ que verse la province ne constituent pas un investissement inhabituel. Le niveau des subventions est conforme aux normes internationales; pratiquement tous les traversiers de passagers reçoivent du financement public, écrivait-il.

La saison du traversier est jusqu'ici excellente, selon l'Association touristique des Côtes acadiennes et de Yarmouth. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet
Colton LeBlanc, ministre de la Croissance et du Développement économique, dont la circonscription d’Argyle est située dans la région de Yarmouth, réitère que l’importance du traversier pour la communauté et pour la province n’a plus besoin d’être prouvée.
J’ai très bon espoir que ce sera réglé, a-t-il affirmé mardi. Il souhaite que la stabilité du service de traversier soit confirmée, afin d’aider le secteur touristique à planifier des années à l’avance.
Le chef de la direction de Bay Ferries, Mark Wilson, ne s’est pas rendu disponible pour une entrevue.
Avec des renseignements de Michael Gorman, de CBC


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