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Le socialisme, pas la guerre ! — le Sozialistische Gleichheitspartei validé pour les élections régionales de Berlin

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Affiches électorales du SGP: «Votez contre les partis de la guerre», «Deux guerres mondiales, ça suffit», «Pour l’expropriation des requins de l’immobilier, des compagnies énergétiques, des marchands de guerre»

La commission électorale de l'État a maintenant décidé de l'admission des partis à l'élection de la Chambre des représentants de Berlin (assemblée législative de l'État) le 20 septembre.

La participation aux élections du Sozialistische Gleichheitspartei (Parti de l'égalité socialiste, SGP) a été validée sans aucune objection, ayant rempli toutes les conditions requises. Ses membres et sympathisants ont mené des milliers de discussions avec les travailleurs et les jeunes Berlinois dans les quartiers, les parcs, devant les bibliothèques et les supermarchés, et ont recueilli les 2.200 signatures d'électeurs nécessaires à son approbation.

À l'issue d'une procédure antidémocratique, seuls 17 des 30 partis candidats ont été acceptés. Deux d'entre eux ne présentent des candidats que dans certaines circonscriptions; lors des dernières élections à la Chambre des représentants, 30 partis figuraient sur les bulletins de vote.

Avec la présence du SGP sur les bulletins de vote pour les élections berlinoises, il existe un parti qui s'oppose ouvertement à la politique pro-guerre de tous les partis du parlement allemand, le Bundestag, et qui défend une perspective socialiste plaçant les besoins de la population au-dessus des profits des ultra-riches.

Il convient de noter que de nombreux petits partis se réclamant de la gauche, encore actifs il y a cinq ans, n'ont fait aucun effort pour participer à ces élections; parmi eux, les Klimaliste et l'Équipe Todenhöfer. D'autres, comme le parti Mera25, fondé par l'ancien ministre grec des Finances Yanis Varoufakis, le Parti pirate ou le Parti des locataires, n'ont pas réussi à recueillir suffisamment de signatures.

De nombreux groupes se sont manifestement abstenus de présenter des candidats afin de ne pas détourner des voix du Parti de gauche, qui brigue le poste de prochain maire de Berlin lors de ces élections. Le SGP est ainsi le seul parti en lice à s'opposer à la coalition multipartite favorable au réarmement, à la guerre et au démantèlement des aides sociales.

Dans un contexte où le gouvernement Merz-Klingbeil réarme l'Allemagne à une échelle inédite depuis Hitler, portant les dépenses militaires à plus de 200 milliards d'euros par an, rétablissant la conscription et convertissant l'industrie à une économie de guerre; alors même que l'Allemagne est déjà, de fait, en guerre contre la Russie, puissance nucléaire, le SGP offre à la classe ouvrière et à la jeunesse berlinoise la possibilité de s'opposer à cette guerre aux urnes. Le SGP affirme clairement qu'une catastrophe nucléaire ne peut être évitée que si la classe ouvrière elle-même intervient dans le processus politique, exproprie les banques et les grands trusts et les place sous contrôle démocratique.

Le Parti de gauche: membre de la coalition multipartite pour la guerre et les coupes budgétaires

La validation du SGP pour le scrutin est une étape décisive dans l’offensive politique contre le Parti de gauche et ses satellites, ces forces déployées pour détourner l’opposition croissante des travailleurs et des jeunes et la subordonner aux plans de guerre de la classe dirigeante.

Le Parti de gauche ne s’oppose pas au militarisme; il fait partie de la coalition belliciste. Il a voté au Bundesrat (chambre haute du Parlement) en faveur des crédits de guerre de 1000 milliards d'euros, et a assuré l'élection rapide de Merz à la chancellerie fédérale. Sa cheffe de groupe parlementaire, Heidi Reichinnek, a déclaré sans ambiguïté que le parti « soutenait pleinement […] le renforcement des capacités de défense de l'Allemagne». Le président du parti à l'époque, Jan van Aken, s'est félicité avec jubilation de l'assassinat des dirigeants iraniens par les États-Unis.

Le Parti de gauche prétend pouvoir résoudre la catastrophe sociale qui frappe Berlin. C'est un mensonge. Le Parti de gauche et son prédécesseur, le Parti du socialisme démocratique (PDS), ont siégé au gouvernement du Land de Berlin pendant seize ans – seize années durant lesquelles ils ont supprimé des dizaines de milliers de postes dans la fonction publique, baissé les salaires et vendu 150.000 logements sociaux à des investisseurs financiers. La misère sociale qui accable Berlin aujourd'hui est leur œuvre.

Le Parti de gauche s'apprête à reprendre là où il s'était arrêté, en reconduisant sa coalition avec le Parti social-démocrate (SPD) et les Verts. Avec Elif Eralp, il a investi une tête de liste de droite affirmée, qui soutient ouvertement Israël et sa guerre génocidaire contre les Palestiniens. Son modèle déclaré est le maire de New York, Zohran Mamdani, élu grâce à l'opposition massive à Trump – et dont le premier acte en fonction a été une rencontre « ructueuse» avec Trump à la Maison-Blanche. C'est précisément le programme du Parti de gauche: des promesses sociales prétentieuses pendant la campagne électorale, suivies d'une trahison.

Comment stopper l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), parti d'extrême droite?

Le SGP réfute catégoriquement l'affirmation selon laquelle voter pour le Parti de gauche bloquerait l'Alternative pour l'Allemagne (AfD), parti d'extrême droite. C'est tout le contraire. La politique de droite, déguisée en slogan de gauche, crée le terreau fertile pour l’AfD. Elle engendre la désillusion et le désespoir que les démagogues de droite exploitent. Ce phénomène est particulièrement flagrant en Thuringe, où Bodo Ramelow a été ministre-président du Land pour le Parti de gauche pendant dix ans. Il a laissé derrière lui un désastre social qui a ouvert la voie à l'aile encore plus réactionnaire de l'AfD, dirigée par Höcke, et qui recueille 40 pour cent des intentions de vote dans ce Land (région).

L' AfD se présente comme l'opposante des partis de l’establishment, mais pousse leurs politiques réactionnaires à l'extrême. Elle partage ce point de vue avec son modèle, Donald Trump, qui s'est présenté comme un populiste et qui, une fois président, incarne la dictature de l'oligarchie financière. Elle a été la première à exiger que les dépenses militaires soient portées à 5 pour cent du produit intérieur brut – un objectif désormais mis en œuvre par la coalition gouvernementale fédérale des démocrates-chrétiens (CDU/CSU) et du SPD. Elle souhaite imposer le réarmement et les attaques sociales soutenues par tous les partis avec une brutalité sans bornes.

Elle a été créée précisément dans ce but, et c'est pourquoi son programme est mis en œuvre par la CDU/CSU, le SPD, les Verts et le Parti de gauche (Die Linke). On ne peut combattre l'AfD en s'alliant avec de tels «démocrates». Ce serait comme s'allier avec le pyromane pour éteindre l'incendie.

Seule la mobilisation indépendante de la classe ouvrière contre la guerre et sa cause profonde, le capitalisme, permettra d'arrêter les fascistes. Cela exige la création d'un parti socialiste international et la rupture avec tous les partis qui défendent la propriété capitaliste.

Le programme socialiste du SGP

C’est précisément le programme pour lequel le SGP se présente aux élections régionales de Berlin. Nous opposons l’unité internationale de la classe ouvrière à la montée du nationalisme et des bellicismes. Nous luttons pour la défense de chaque emploi et contre toute réduction des salaires, des retraites, de la santé, de l’éducation et des infrastructures publiques. Nous exigeons l’expropriation des banques, des trusts et des fortunes colossales, ainsi que le contrôle démocratique de l’économie par la classe ouvrière. Et, avec nos partis frères au sein du Comité international de la Quatrième Internationale (CIQI), nous construisons un mouvement mondial contre la guerre et le capitalisme.

Cette semaine, nos militants ont commencé à placarder des centaines d'affiches électorales dans tout Berlin. Dans les semaines à venir, nous mènerons une campagne électorale intensive, avec des stands d'information, des rassemblements et des réunions publiques, afin d'aborder les questions politiques centrales et de passer à l'offensive. Chaque siège remporté à la Chambre des députés nous servira de tremplin pour lutter contre la guerre, la destruction sociale et le fascisme.

Les conditions objectives d'une contre-offensive socialiste sont réunies. La guerre commerciale met à l'ordre du jour de violentes luttes des classes. Aux États-Unis, un puissant mouvement se développe contre Trump, et à travers l'Europe, la classe ouvrière est engagée dans des vagues de grèves et de manifestations. Ce qui manque, c'est une direction politique: un parti socialiste international capable d'orienter ces luttes spontanées vers une perspective avertie. Le SGP est la section allemande de ce parti. Sa candidature aux élections régionales de Berlin constitue une étape décisive dans sa construction.

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(Article paru en anglais le 6 août 2026)

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