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Le relais extrême à cheval, un sport autochtone en plein essor dans les Prairies

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Le relais extrême, une course de chevaux compétitive ancrée dans les traditions sportives autochtones, gagne en popularité dans les Prairies, comme en témoigne l’événement qui a eu lieu en août au sein de la Nation crie d’Onion Lake.

À 50 kilomètres au nord de Lloydminster, du côté saskatchewanais de la frontière avec l’Alberta, par une chaude journée d’août, des pur-sang haletants secouent la tête tandis que leurs sabots impatients martèlent un rythme irrégulier sur le sable fraîchement hersé.

C’était la cinquième et dernière journée du relais extrême sur monture qui s’apprêtait à commencer, sous le regard d’une foule nombreuse et enthousiaste.

La foule a été incroyable, les gradins ont été pleins à craquer chaque jour, décrit Candy Jackson, l’organisatrice de la course. Quatorze équipes formidables ont choisi Onion Lake, et j’apprécie cela, se réjouit-elle.

Le relais extrême est un sport d’équipe qui consiste, pour les cavaliers, à effectuer des tours de piste et à changer de cheval. Ils effectuent trois tours à cru, chacun sur un cheval différent. Les changements de monture sont souvent très intenses, car les cavaliers doivent descendre de cheval et poser les deux pieds au sol avant de sauter sur le cheval suivant.

Les collisions entre cavaliers, les chevaux têtus ou surexcités, ainsi que les chutes peuvent changer en un clin d'œil le cours de la compétition.

Une personne à dos d'un cheval de course.

Ces courses de chevaux s’imposent désormais comme des événements estivaux incontournables.

Photo : Radio-Canada / Lexi Freehill/CBC

Un sport qui draine du monde… et de l’argent

Dans les Prairies, ces courses s’imposent désormais comme des événements estivaux incontournables sur les pistes.

Comme l’affirme Tyson Head, maréchal-ferrant de métier originaire de Mistawasis, en Saskatchewan, elles attirent de grandes foules et génèrent des prix en argent de plus en plus importants, qui atteignent des montants à six chiffres.

Quand j’ai commencé, il n’y avait que 16 équipes. Aujourd’hui, on en compte déjà une quarantaine, et ça va fort.

Il explique l’attrait croissant de ces courses par le fait qu’elles attirent davantage de commanditaires, ce qui suscite à son tour un intérêt accru chez les participants potentiels qui souhaitent se lancer dans ce sport.

Les nouveaux venus apprennent les ficelles du métier auprès d’équipes bien établies et finissent par former leurs propres équipes, accueillant ainsi de nouvelles vagues de coureurs pleins d’espoir et transmettant le savoir-faire acquis ainsi que leur maîtrise de l’équitation.

Quand l’esprit de fraternité s'effrite

Mais si l’essor fulgurant de ce sport apporte certes des avantages, Candy Jackson note que cela pouvait également poser des problèmes.

« Au début, nous avions commencé sous le signe de la wahkohtowin, soit de l’"unité" et de "la famille" [en langue crie] », explique-t-elle. Nous nous entraidions sur la route et, quand des gens tombaient en panne, nous veillions à ce qu’ils arrivent à destination.

Cependant, au fil des années, lorsque les compétitions ont pris de l’ampleur, l’esprit d’unité s’est estompé, les gens ont changé, déplore Mme Jackson. Tout le monde ne pensait plus qu’au championnat.

Une personne se tient devant un cavalier.

Le relais extrême est un sport d’équipe qui consiste à effectuer des tours de piste et à changer de cheval.

Photo : Radio-Canada / Lexi Freehill/CBC

Au nom de la culture

Elle explique que son objectif, en tant qu’organisatrice et mère de Kal Buffalo Boy Jackson, l’un des premiers coureurs canadiens de relais extrême, est de veiller à ce que les courses et les coureurs restent ancrés dans la culture.

Pour ce faire, les courses sont précédées par une cérémonie du calumet et des prières, tandis que certains cavaliers se préparent par des prières et par un rituel de purification pour eux-mêmes et leurs chevaux avant de prendre la piste.

Ainsi, selon Candy Jackson, au-delà des prix en argent et de la conquête des titres de champion, chaque cavalier a ainsi l’occasion de rester fidèle à la tradition et de se rappeler ses racines.

D’après les informations (nouvelle fenêtre) de Lexi Freehill

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