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Les cohortes d’étudiants étrangers aux cégeps de Baie-Comeau et de Sept-Îles ne se sont pas encore relevées des resserrements politiques en matière de politiques migratoires. En cette rentrée, les deux pôles d’enseignement de la Côte-Nord n’en sont pas moins achalandés.
David Beaudin, le directeur général du cégep de Sept-Îles, estime la baisse du nombre d’étudiants étrangers à 50 % depuis deux ans. Cette année, l’établissement a réussi à en recruter environ 25, alors qu’il en attirait une cinquantaine auparavant.
Inévitablement, ceci se répercute sur le nombre total de cégépiens étrangers à Sept-Îles: ils sont environ 80 cette année, contre une centaine l’année précédente. Depuis deux ans, depuis les nouvelles réglementations, ça descend progressivement. Il faut faire plus d’efforts pour atteindre nos cibles, explique M. Beaudin.
Même son de cloche à Baie-Comeau, où le cégep a perdu une trentaine d’étudiants étrangers depuis deux ans. La directrice générale Manon Couturier attribue cette réalité à l’image du Québec à l’extérieur du pays. C’est sûr que ça complexifie pas mal notre travail, les messages concernant les étudiants issus de l’immigration, dit-elle.
Le cégep de Sept-Îles vante pourtant la capacité des étudiants étrangers à s’intégrer au paysage nord-côtier après leurs études.
La plupart d’entre eux viennent du nord de l’Afrique, de France ou de Belgique, selon David Beaudin, et en viennent à travailler dans l’industrie. Ce qu’on veut, ce sont des gens qui vont habiter la région.
Malgré tout, le nombre d’étudiants dans les deux pôles n’en souffre pas trop. À Sept-Îles, on compte 670 élèves, une douzaine en moins que l’année dernière, selon le directeur. La masse de cégépiens va même en augmentant à Baie-Comeau.
Manon Charpentier se réjouit de voir son établissement attirer des centaines d’étudiants de l’extérieur de la région en plus de garder les jeunes de la région chez eux. Les gens de Baie-Comeau font le choix de rester ici, dit-elle, ils reconnaissent la grande qualité de ce qu’on fait.
D’après l’entrevue de Bis Petitpas à Bonjour la Côte


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