NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Cet article vous est offert
Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous
Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement
Après quasiment sept jours de délibérations, onze jurés étaient favorables à l’acquittement sur le fondement de l’irresponsabilité pénale, tandis qu’un s’opposait à ce verdict. La femme de 36 ans pourra éventuellement être à nouveau jugée ultérieurement.
Lindsay Clancy et son avocat, devant le tribunal de Plymouth (Massachusetts), le 4 septembre 2026. L’annulation du procès d’une mère pour le meurtre de ses trois enfants a été prononcée, vendredi 4 septembre, par un juge américain, les jurés n’étant pas parvenus à s’entendre sur un verdict dans une affaire qui a suscité un vif débat sur la santé mentale des mères.
L’unanimité des jurés est requise pour rendre un verdict dans les procès pénaux aux Etats-Unis. Mais le jury au procès de Lindsay Clancy devant le tribunal de Plymouth, près de Boston, était apparemment divisé entre onze jurés favorables à l’acquittement sur le fondement de l’irresponsabilité pénale et un opposé à ce verdict, selon l’état des délibérations qui a filtré des échanges entre le juge, la défense et l’accusation.
Le juge William Sullivan avait annoncé sa décision, vendredi matin, après avoir lu une déclaration écrite des jurés reconnaissant « le cœur lourd » leur incapacité à s’entendre sur un verdict unanime mais l’avait suspendue le temps que la plus haute juridiction de l’Etat du Massachusetts statue sur l’appel de la défense. Cet appel ayant été rejeté, le juge Sullivan a confirmé sa décision à la reprise de l’audience.
« Je vais déclarer le jury bloqué et prononcer l’annulation du procès », a-t-il affirmé aux jurés, neuf femmes et trois hommes, qu’il a chaleureusement remerciés d’avoir accompli leur « devoir » de citoyens avant de les libérer. Le constat d’un « jury bloqué » survient quand le juge doit prendre acte qu’après plusieurs jours de délibérations, les jurés ne parviennent pas à s’entendre. Dans ce cas, le procès est annulé et peut éventuellement être réorganisé ultérieurement, avec un nouveau jury.
Débat sur la santé mentale des mères
Lindsay Clancy, 36 ans, encourt la prison à vie pour avoir étranglé ses enfants âgés de cinq ans, trois ans et huit mois. L’accusée, qui se déplace en fauteuil roulant depuis qu’elle a tenté de se suicider après ce triple infanticide, reconnaît les faits mais plaide non coupable, sa défense avançant qu’elle souffrait de psychose post-partum. Selon elle, une voix lui aurait ordonné de tuer ses enfants.
Un argument rejeté en bloc par l’accusation selon laquelle elle a agi avec préméditation et était capable de comprendre la portée de son geste. Cette affaire ultra-médiatisée a mis en lumière l’épineux sujet de la santé mentale des mères. A la barre, psychiatres, proches ainsi que l’ex-mari de l’accusée et père des enfants ont décrit la détresse dans laquelle Lindsay Clancy avait sombré.
Des dizaines de femmes se sont rassemblées pendant des semaines devant le tribunal pour apporter leur soutien à l’accusée. Elles espèrent que cette affaire sensibilisera à la psychose post-partum, un trouble qui touche une à deux femmes sur mille accouchements, selon les associations. Mais certains se sont indignés de la violence de ces infanticides et du soutien reçu par Lindsay Clancy.
L’affaire rappelle le cas d’une autre mère de famille qui avait défrayé la chronique aux Etats-Unis, celle d’Andrea Yates. Condamnée en 2002 à la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir noyé ses cinq enfants, elle avait finalement été jugée pénalement irresponsable quelques années plus tard.
Le Monde avec AFP


4 hour_ago
36

























.jpg)






French (CA)