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A trois jours d’un scrutin où le parti nationaliste populiste Alternative für Deutschland pourrait l’emporter dans ce Land de l’ex-Allemagne de l’Est, la ville de Stendal, où étaient stationnés 10 000 soldats de l’Armée rouge pendant la guerre froide, illustre le rapport singulier de l’ex-RDA à la Russie.

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Des casernes abandonnées de l’armée soviétique, à Mahlwinkel, dans le land de Saxe-Anhalt (Allemagne), le 6 juillet 2020. Des casernes abandonnées de l’armée soviétique, à Mahlwinkel, dans le land de Saxe-Anhalt (Allemagne), le 6 juillet 2020.

A Berlin, l’imposante Maison russe de la science et de la culture fermera bientôt ses portes, cible des dernières sanctions du gouvernement fédéral contre Moscou. A une heure de la capitale, en revanche, les écoliers pourraient se voir proposer sous peu des cours de russe et des échanges avec la Russie.

« La politique actuelle des partis traditionnels, hostile à la Russie, n’est pas dans l’intérêt de l’Allemagne », justifie le programme électoral du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (Alternative für Deutschland, AfD), qui pourrait bientôt gouverner la Saxe-Anhalt, ce Land de l’ex-Allemagne de l’Est où se tiennent des élections à fort enjeu dimanche 6 septembre. « Il convient notamment de cibler des locuteurs natifs russes ayant suivi un parcours universitaire et de les recruter en tant que nouveaux enseignants », précise le document.

Ces propositions n’affolent pas grand monde à Stendal, commune du nord de la Saxe-Anhalt située à 100 kilomètres à l’ouest de Berlin, dont le célèbre romancier français a tiré son pseudonyme. Ici, nombreux sont ceux qui parlent encore le russe, trente-six ans après la réunification.

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