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À l’occasion de la troisième Journée nationale de l’érable, des producteurs acéricoles de la région ont ouvert, dimanche, leurs portes aux visiteurs afin de faire connaître leur métier. Ces portes ouvertes permettent également de faire découvrir l’évolution du milieu acéricole québécois au grand public.
Il y a des gens qui pensent qu’on récolte encore l’eau d’érable à la chaudière. [...] Aujourd’hui, avec la croissance des marchés qu’on a, le développement de nos industries qui se fait à la vitesse grand-V, c’est sûr qu’on a modernisé nos techniques, soutient Justin Plourde, président des producteurs et productrices acéricoles du Bas-Saint-Laurent–Gaspésie.

Justin Plourde, président des producteurs et productrices acéricoles du Bas-Saint-Laurent–Gaspésie (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet
M. Plourde explique que l’intégration de technologies aux entreprises acéricoles permet des gains de productivité, tout en palliant, en quelque sorte, la pénurie de main-d’œuvre.
Le but des journées comme ça, c’est de se faire connaître et de démontrer ce que l’acériculture apporte comme investissements, comme nouveaux emplois. Ce que ça apporte à la communauté.
Faciliter la production
À Témiscouata-sur-le-Lac, Pierre-Yves Malenfant a accueilli les visiteurs dans son érablière, qui est dotée d'équipements de pointe.

Pierre-Yves Malenfant, propriétaire d'Érablière P.Y.M. Industries
Photo : Radio-Canada / Pier-Olivier Busque
Actuellement, c’est sûr qu’on n’a plus le choix d’être technologique, lance-t-il. Il ajoute que cela permet de maximiser chaque entaille et d’assurer la rentabilité d’Érablière P.Y.M. Industries. Pour lui, cela simplifie la production.
Les investissements de M. Malenfant pour son exploitation acéricole représentent des millions de dollars répartis sur plusieurs années. Autant, oui, en forêt, il faut être étanche et aller chercher tout ce qu’on est capable, mais il y a beaucoup d’argent qui se passe aussi dans les bâtiments, explique-t-il.

Des équipements modernes ont été installés à l'érablière de Pierre-Yves Malenfant.
Photo : Radio-Canada / Pier-Olivier Busque
Parmi les investissements, on compte un système permettant à l'entrepreneur de déceler, à distance, une fuite dans ses tubulures en forêt. Il y a eu un temps où, pour trouver nos fuites, il fallait faire chaque tuyau un par un. On faisait ça une fois par jour ou aux deux jours, illustre Pierre-Yves Malenfant.
La rentabilité de l’entreprise, c’est ça qui est extrêmement important. C’est en étant technologique qu’on est capable d’avoir des belles infrastructures qui croissent.
Cet aspect est d’ailleurs ce qui a poussé Stéphane Labrie, de Squatec, à venir visiter l’Érablière P.Y.M. Industries. On était venus voir comment les nouvelles technologies pour les érablières étaient installées. [...] On est dans la production laitière et c’est des technologies auxquelles il faut s’adapter, dit-il.
Une industrie en bonne santé
Selon Justin Plourde, l’industrie acéricole est en bonne santé, malgré le fait qu’elle subisse l’inflation. On voit nos coûts d’installation, nos coûts de production qui explosent. L’avantage qu’on a, c’est que nos ventes vont très bien, affirme-t-il.
On a des croissances de marché de 15, 16 % par année.
Cependant, il considère que pour que l’industrie acéricole puisse maintenir ce taux de croissance, elle doit avoir un meilleur accès aux ressources.
Il espère que le gouvernement se penchera sur l’accès à la forêt publique pour les producteurs acéricoles.
Le Bas-Saint-Laurent dispose de 20 % des entailles du Québec, selon Justin Plourde. Environ 11 millions d’entailles sont exploitées dans la région, ce qui représente une production d’environ 4 livres de sirop par entaille.
Avec les informations de Patrick Bergeron


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