Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Le Maroc a des temples et des palais hollywoodiens abandonnés en plein désert : ce qui les garde debout n’est ni l’entretien ni la solidité du plâtre

8 hour_ago 29

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Des palais tibétains qui côtoient des temples égyptiens, à quelques kilomètres de dunes et de pistes caillouteuses : voilà le décor surréaliste qui attend quiconque s’aventure aux abords de Ouarzazate, au Maroc. Ce qui rend la scène plus étonnante encore, c’est que ces structures monumentales, censées être éphémères le temps d’un tournage, sont toujours debout des années, parfois des décennies, après le dernier clap. Aucune équipe d’entretien ne vient les consolider, aucun badigeon ne vient masquer les outrages du temps. Et pourtant, elles résistent. La raison tient en un mot que l’on associe rarement à la préservation du patrimoine architectural : l’aridité. En plein cœur du Haut Atlas, le climat marocain agit comme un conservateur silencieux, ralentissant une décomposition qui, sous des latitudes plus humides, aurait depuis longtemps réduit ces décors en poussière.

À retenir

  • Près de Ouarzazate, des décors de cinéma en plâtre, bois et polystyrène (temples égyptiens, palais tibétains) subsistent des décennies après leur tournage grâce à l'aridité du climat qui ralentit leur dégradation.
  • Depuis les années 1960 et Lawrence of Arabia, la région a accueilli de nombreuses productions (Gladiator, The Mummy, Game of Thrones, Prison Break) grâce aux studios Atlas Film Corporation créés en 1983.
  • Ces décors éphémères sont devenus une attraction touristique à part entière, à proximité du site classé UNESCO d'Aït Benhaddou.

Un désert qui a séduit tout Hollywood avant même le premier clap

Un désert qui a séduit tout Hollywood avant même le premier clap Crédit : © DR

L’histoire de Ouarzazate avec le cinéma remonte aux années 1960, lorsque le réalisateur David Lean pose les yeux sur cette ville désertique adossée au Haut Atlas en préparant Lawrence of Arabia. Le film sera finalement tourné majoritairement en Espagne, avec seulement quelques scènes clés à Ouarzazate et en Jordanie, mais le déclic est là : Hollywood vient de découvrir un terrain de jeu grandeur nature. Depuis, la liste des productions qui ont posé leurs caméras dans la région ne cesse de s’allonger. The Man Who Would Be King, The Last Temptation of Christ, The Mummy, Gladiator, Black Hawk Down, Alexander, Babel, The Bourne Ultimatum, Prince of Persia ou encore 13 Hours : autant de blockbusters qui ont façonné, chacun à leur manière, le paysage cinématographique de la ville. Sans oublier des séries devenues culte comme Game of Thrones et Prison Break, qui ont également profité de ce décor naturel hors norme.

Ce succès n’est pas le fruit du hasard. Depuis 1983, les studios Atlas Film Corporation structurent et gèrent ces productions sur place, leur premier tournage étant Le Bijou du Nil avec Michael Douglas. Amine Tazi, directeur général d’Atlas & CLA Studios, résumait bien les atouts du site : proximité des hôtels, logistique facilitée et une population locale à la fois accueillante et redoutablement efficace. Le Maroc jouit par ailleurs d’une réputation particulière dans l’industrie : celle d’être l’un des pays les plus sûrs du Moyen-Orient et l’un des plus ouverts aux productions étrangères, avec une main-d’œuvre technique qualifiée composée de constructeurs, de peintres et de figurants habitués aux exigences des plateaux internationaux.

Plâtre, bois et polystyrène : la matière fragile qui défie le temps

Ce qui frappe le plus lorsqu’on s’approche de ces décors, ce n’est pas leur ampleur, bien que certains s’étendent sur des dizaines d’hectares, mais la fragilité des matériaux qui les composent. Les studios proposent en effet des décors entièrement artificiels : des temples égyptiens en polystyrène, des palais tibétains en plâtre, des structures pensées pour ressembler à la pierre ou au marbre sans en avoir ni le poids ni la robustesse. Ces installations ont notamment servi à National Geographic pour la mini-série Killing Jesus, preuve que ce savoir-faire dépasse largement le cadre des seuls blockbusters hollywoodiens.

Dans la logique du cinéma, ces décors ne sont censés vivre que le temps d’un tournage. Une fois les caméras rangées et l’équipe repartie, ils perdent toute utilité. Beaucoup ont donc été bâtis loin de la ville, en plein désert, sans que personne n’envisage vraiment leur avenir une fois le film sorti en salles. Logiquement, on aurait pu s’attendre à les voir démantelés, ou du moins à ce qu’ils s’effondrent rapidement sous l’effet du vent et du sable. C’est précisément là que l’histoire prend un tournant inattendu.

Ce que l’aridité arrête (et ce qu’elle ne peut pas empêcher)

Le plâtre, le bois et le polystyrène ont un point commun : ils sont vulnérables à l’humidité. C’est elle qui, en temps normal, accélère la dégradation des matériaux, favorise la moisissure, ronge les structures depuis l’intérieur et finit par tout faire s’effondrer en quelques saisons. Or, autour de Ouarzazate, cette humidité fait cruellement défaut, et c’est justement ce qui change toute la donne. Le climat extrêmement sec de la région agit comme un frein naturel à la décomposition : sans eau pour attaquer les fibres du bois ou fragiliser le plâtre, ces décors qui n’ont jamais été conçus pour durer se retrouvent, presque malgré eux, figés dans le temps.

Il ne faut cependant pas s’y tromper : l’aridité ralentit, elle n’annule pas. Le vent continue de mordre les surfaces, le sable s’infiltre dans les moindres fissures, et le soleil, impitoyable, finit par décolorer les peintures et fendre certaines parois. Les décors ne sont donc pas éternels, mais leur durée de vie se compte en décennies là où ils auraient dû disparaître en quelques années sous un climat plus humide. C’est cette temporalité étirée qui transforme des structures censées être jetables en véritables vestiges, presque archéologiques, d’une industrie du cinéma passée par là.

D’un plateau de tournage à une destination touristique à part entière

Ce qui devait rester un simple décor éphémère est ainsi devenu, au fil du temps, une attraction touristique à part entière. Les voyageurs qui parcourent la région ne viennent plus seulement pour le paysage désertique du Haut Atlas, mais aussi pour marcher entre des colonnes égyptiennes en polystyrène ou des façades de palais qui ont vu défiler certains des plus grands noms du cinéma international. Cette dimension touristique s’inscrit d’ailleurs dans un territoire déjà riche en patrimoine, puisqu’à proximité se trouve Aït Benhaddou, village fortifié classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, apparu dans une vingtaine de films.

L’endroit conserve d’ailleurs quelques détails aussi incongrus qu’attachants, comme une station-service abandonnée qui rappelle que ces lieux ont bel et bien accueilli des équipes de tournage entières, avec leurs véhicules, leur logistique et leurs habitudes de vie temporaires. Loin d’être de simples ruines, ces décors racontent une histoire à double lecture : celle des films qu’ils ont servis, et celle, plus discrète, d’un climat qui a permis à ce patrimoine improvisé de traverser le temps bien mieux que ses créateurs ne l’avaient jamais imaginé.

En définitive, ce qui rend ces décors hollywoodiens si particuliers n’est ni leur solidité, ni l’attention qu’on leur porte, mais bien l’environnement extrême dans lequel ils ont été bâtis. Le désert marocain, en refusant de leur offrir l’humidité nécessaire à leur dégradation naturelle, en a fait des témoins involontaires d’une industrie du spectacle qui, pour une fois, laisse derrière elle bien plus que des souvenirs de pellicule. Reste une question qui mérite d’être posée : combien de temps encore ces géants de plâtre tiendront-ils face au sable et au vent, avant de rejoindre définitivement la légende des sites qu’ils ont contribué à créer ?

Brice L.

Rédigé par Brice L.

Brice est un journaliste passionné de sciences. Il collabore avec Sciencepost depuis plus d'une décennie, partageant avec vous les nouvelles découvertes et les dossiers les plus intéressants.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway