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Sur fond de ralentissement de la croissance démographique, les ventes de logements sont à la baisse en Alberta, une situation accentuée par une surabondance de nouveaux immeubles en copropriété sur les marchés de Calgary et d'Edmonton.
Il y a 17 000 condominiums en construction dans la région de Calgary destinés à la vente ou la location, dit Dominic Afonso, un agent immobilier chez Royal LePage Benchmark. Environ 2000 sont déjà en vente, tandis que 1500 sont disponibles à la location.
Rien que pour Calgary, les ventes d'immeubles en copropriété ont chuté de 26 % entre juillet 2025 et juillet 2026. Pendant ce temps, le prix moyen d’un condominium dans la ville a chuté sous la barre des 300 000 $. Une abondance d’offre que la demande peine à équilibrer.
Le marché des condominiums est favorable aux acheteurs, c’est-à-dire qu’ils ont plus le contrôle.
Ce constat est partagé par Chris Hedstrom, directeur de l’Association des courtiers d’Edmonton : Si l'on compare la situation à celle des deux dernières années, où le marché était favorable aux vendeurs, il fallait être en mesure de se décider immédiatement; si l'on tardait trop, quelqu'un d'autre finissait par acheter.
Comme les acheteurs ont maintenant le choix, ils ont tendance à prendre un peu plus leur temps et souhaitent visiter davantage de biens. Cela a un lien direct avec l'allongement de la durée de mis en vente des biens, précise-t-il.
Un marché hors condominiums plus stable
En dehors du marché des immeubles en copropriété, prisé par une population immigrante, canadienne ou internationale, aujourd'hui moins nombreuse que ces dernières années en Alberta, le marché immobilier semble être plus stable.
Sur le marché des maisons en rangée à Calgary, les ventes ont chuté d’environ 6 %, indique Dominic Afonso. De son côté, le marché des maisons jumelées a conservé des prix égaux, avec une baisse des ventes de 1,6 % seulement.
Tandis que sur le marché des maisons détachées, les ventes ont subi une baisse de 2 %, mais leurs prix ont même augmenté, précise-t -il.
La situation est encore plus marquée à Edmonton : Il y a toujours de la demande, donc les prix n’ont pas tant été affecté. Le marché s’équilibre et devient plus stable, dit Chris Hedstrom.
Selon lui, bien que les ventes de biens diminuent, ce sont les mois d’inventaire de biens disponibles qu’il faut regarder, c’est-à-dire si aucune nouvelle annonce n'était publiée aujourd'hui, combien de temps faudrait-il pour vendre les logements actuellement sur le marché?.
Il faudrait alors quatre mois et demi pour vendre tous les condos [à Edmonton], contre juste en dessous de trois mois pour vendre toutes les maisons.
Autrement dit, à Edmonton, un marché immobilier typiquement printanier, dit Chris Hedstrom.
Et à Calgary, un marché printanier moins actif, et où l’on sent que l’automne commence plus tôt, dit quant à lui Dominic Afonso.
Il faudra d'ailleurs attendre l'automne pour vérifier si la tendance de ralentissement du marché se confirme et devient annuelle.
Avec des informations de Félix Gagné


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