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Le gouvernement Holt s’attaque à la vente non déclarée et illégale de homard. La province évalue les recettes fiscales manquantes entre 5 et 8 millions $, uniquement pour le Nouveau-Brunswick.
Selon Pêches et Océans Canada, de 10 à 30 % des ventes de homard au Canada atlantique ne sont pas déclarées, pour une valeur variant de 29 millions à 87 millions de dollars.
Le ministre de l’Agriculture, de l’Aquaculture et des Pêches, Pat Finnigan, s'est vu octroyer 667 000 dollars supplémentaires dans le dernier budget provincial pour tenter d’enrayer ce fléau.

Pat Finnigan, ministre de l'Agriculture, de l'Aquaculture et des Pêches du Nouveau-Brunswick. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Chad Ingraham
Cet argent-là va aller principalement avec notre service de sécurité publique. C’est surtout pour avoir des agents qui vont avoir la capacité d’aller faire des vérifications, indique le ministre.
Ces agents seront installés sur les quais dès cet été, prévoit-il.
Une législation plus forte aussi
On va aussi changer la législation pour nous donner beaucoup plus d’autorité pour aller vérifier les vendeurs, les acheteurs et pour s’assurer qu’il y a une traçabilité qui va être effectuée à partir du quai jusqu’aux usines, poursuit Pat Finnigan.

Les bateaux de homard sont encore en cale sèche.
Photo : Radio-Canada / Réal Fradette
La Nouvelle-Écosse a récemment intensifié ses efforts de ce côté et il y a même eu des arrestations et des accusations contre ceux qui ne respectaient pas les règles, mentionne le ministre.
On veut s’assurer que les gens comprennent que c’est une ressource qui appartient à tout le monde et qu’il faut en être responsable pour la protéger, mais aussi pour s’assurer que les revenus générés soient bien comptabilisé, mentionne-t-il.
La mauvaise cible, dit l’UPM
À l’Union des pêcheurs des Maritimes, le président Réjean Comeau se dit d’accord avec les actions du gouvernement Holt, mais il soutient que les gens ont tendance à se tromper de cible.

Réjean Comeau est le président de l'Union des pêcheurs des maritimes.
Photo : Radio-Canada / Réal Fradette
On dit toujours vente illégale de homard. Ce n’est pas vraiment ça. Ce serait plutôt l’achat illégal de homard, parce qu’il y a rien d’illégal pour un pêcheur de vendre du homard en argent comptant. On cible le mauvais joueur, précise-t-il.
Selon ses propos, le vrai problème viendrait surtout du côté de la transformation.
Le gros problème, il n’est pas d’abord sur le quai. Il est plus loin à l’usine et plus loin, il y a des transports avec des millions de dollars de homard qui traversent les lignes et qui sont vendus illégalement, dit-il.
Réjean Comeau rappelle que l’UPM lutte depuis 50 ans contre la pêche illégale du homard parce que cela détruit la ressource.
Avec les informations de Karine Godin


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