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Alors qu’il reste encore deux matchs de la Coupe du monde de soccer à jouer au Stade de Vancouver, le gouvernement de la Colombie-Britannique continue de souligner les mérites économiques du tournoi pour la province. Cependant, certains commerces attendent toujours de profiter de leur part de gâteau.
En conférence de presse sur l’île Granville lundi, la ministre du Tourisme, Anne Kang, a fait part des profits générés par les bars, les restaurants et les magasins.
Les gens se ruent dans les bars et les restaurants de Vancouver, mais aussi à travers la Colombie-Britannique, a-t-elle déclaré. Des milliers de personnes marchent dans les quartiers et prennent les transports en commun, ce qui augmente la fréquentation piétonne et aide les commerces.
Selon la province, les ventes de certains commerces sont 40 % supérieures à leurs chiffres habituels pour cette période de l’année, notamment les jours de match. Sans oublier que le FIFA Fan Festival a attiré 330 000 personnes du 11 au 28 juin.
Par contre, Ian Tostenson, le président de l’Association des restaurateurs et des services alimentaires de la province, constate que les restaurants et les bars en dehors des zones achalandées doivent baisser leurs prix pour attirer la clientèle.
Si vous êtes un peu loin, vous devez travailler plus fort, dit-il. Mais les affaires se font, car les gens sont partout. Il cite en exemple des restaurants à l’extérieur du centre-ville qui profitent de touristes hébergés dans des Airbnb.
Mais dans certaines boutiques sur l’île Granville, là où se trouve une FIFA Fan Zone, les affaires tournent moins bien que d’habitude.
D'après Hilary Morris, une artiste qui gère le Beaver Pond Creative situé à côté du Fan Zone, ces dernières semaines ont été incroyablement calmes alors que l’été est une des périodes les plus occupées de l’année.
Je ne pensais pas que les gens qui viennent régulièrement faire leurs achats sur l’île Granville décident d’éviter l’endroit comme la plaie, déclare-t-elle.

De nombreux touristes parcourent la rue Granville accessible aux piétons pendant la durée du tournoi.
Photo : Radio-Canada / Philippe Moulier
Avant l’arrivée de la Coupe du monde, des spécialistes du secteur mettaient en garde du risque d’un manque de chambres d’hôtel lors du tournoi. Depuis, l’Association hôtelière de la Colombie-Britannique a été accusée d’une communication maladroite qui a donné aux touristes la fausse impression qu’il n’y avait plus de chambres de disponibles, notamment à Vancouver.
Rhian Charette, la gérante de deux auberges de jeunesse de Hostelling International Canada, constate que le nombre de réservations est bien en deçà de la demande habituelle. En général, 90 à 92 % des chambres ont été réservées. On a vraiment du mal à atteindre la moitié de ces chiffres cette année.
Il est possible, dit-elle, que ses clients ont préféré éviter Vancouver en raison des prix élevés alimentés par la présence de la Coupe du monde.
Ce même écho est reflété dans des hôtels de luxe. D’après le directeur général de l’Azur Legacy Collection, Bek Shamsiev, les réservations sont de 20 à 25 % inférieures à ce qu’elles devraient être pour un mois de juin. Il pense que, comme les matchs sont répartis dans trois pays et 16 villes, le volume des affaires est forcément dilué.
Selon Anne Kang, la ministre du Tourisme, la province s’attend à ce que les retombées économiques du tournoi se renforcent au cours des cinq prochaines années. C'est alors, dit-elle, que 1 million de visiteurs hors province sont attendus en Colombie-Britannique et qu'ils devraient dépenser plus de 1 milliard de dollars.
D'après des informations de La Presse canadienne, The Early Edition et On the Coast


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