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Le gouvernement albertain prend un pas de recul sur le Programme d’aide aux personnes handicapées de l’Alberta (ADAP) à la suite d’une vague de critiques de la part de différentes associations défendant les personnes en situation de handicap.
Le ministère de l’Aide à la vie autonome et des Services sociaux rétablit certains aspects du programme, notamment les prestations pour les couples dont les deux conjoints ont besoin de l’un des deux programmes.
Avec le programme de l’ADAP, les couples ne recevaient que 88 % de leurs prestations en comparaison à ceux qui vivent seuls.
C’est une bonne chose pour les gens étant capables de rester ensemble, notamment pour partager les coûts et pour les bienfaits psychologiques de ces personnes de vivre avec leur conjoint, explique Trish Bowman, directeur général de l’organisme Inclusion Alberta.
La province veut également simplifier les demandes d’AISH pour les prestataires qui ont dû basculer du programme de Revenu garanti pour les personnes gravement handicapées (AISH) vers l’ADAP et également aider les bénéficiaires qui souhaitent obtenir l’assurance-emploi.
Pour les gens qui sont passés de l'AISH à l'ADAP et qui souhaitent ensuite revenir à l'AISH, nous avons réduit de 75 % de la partie non médicale de la demande, soit la partie que les clients remplissent eux-mêmes, en utilisant les informations de leur dossier existant, déclare par écrit l’attaché de presse du ministère, Jonah Picke.
Des processus administratifs complexes
François Busque est résident de St. Albert et père d’un fils, Benjamin, vivant avec un handicap qui l’empêche de travailler.
Or, le ministère à la Vie autonome et aux Services sociaux a tout de même classé Benjamin pour l'ADAP et non l'AISH, ce qui a consterné ses parents.
Après avoir rencontré la députée néo-démocrate Marie Renaud, ils ont réussi à déplacer Benjamin vers AISH, mais leur enfant devra encore passer plusieurs examens médicaux pour valider sa demande pour le programme.
M. Busque se réjouit des changements apportés par le ministère, mais rappelle que certains tests médicaux ne sont pas couverts par la province albertaine : L'évaluation initiale était d'environ 500 dollars. Si nous devions aller de l'avant avec l'évaluation psychoéducative, cela aurait coûté 2500 dollars de notre poche.
Un programme qui ne fait pas l’unanimité
Depuis le passage de l'AISH à l’ADAP en juillet dernier et, malgré les changements apportés, certains défenseurs des droits des personnes vivant avec un handicap demeurent sceptiques, voire critiques du programme.
On doit annuler l’ADAP! Ce gouvernement établit des programmes sans consulter les personnes handicapées, s’insurge Marie Renaud, députée du Nouveau Parti démocratique dans St. Albert, qui milite depuis plusieurs années pour les droits des personnes en situation de handicap.
Le porte-parole pour l’organisme Voice of Albertans with Disabilities, Zachary Weeks, abonde dans le même sens. Il est clair que ce gouvernement a échoué lamentablement en ce qui concerne la mise en œuvre de la transition d’ADAP. Maintenant ils essaient de se distancier de leur erreur.
Trish Bowman est toujours consternée d’entendre parler des gens qui sont expulsés et qui ne peuvent plus payer leur loyer. Avec le programme ADAP, les prestataires perdent 200$ par mois, mais peuvent avoir un emploi, ce qui était impossible avec l'AISH.
Avec les informations de Maève Huckel-Fidalgo et Emma Zhao.


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