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C'est la 50e édition du Festival des coques de Saint-Simon, qui se déroule cette fin de semaine, dans la Péninsule acadienne. Un jalon important pour cette petite communauté, qui tient encore à ses racines et à son identité trois ans après un regroupement municipal avec Caraquet.
Dans la cuisine du Chalet du capitaine, à Saint-Simon, quatre femmes s'occupent de couper une montagne de coques en petits morceaux pour en faire un grand bouillon.
Parce qu'un bouillon, ça prend rien que des petits morceaux, décrète Lucie McLaughlin, en faisant danser ses ciseaux entre ses doigts.

Lucie McLaughlin, comme ses trois amies, n'en est pas à son premier bouillon aux coques. Elle discute tout en continuer d'en faire la préparation.
Photo : Radio-Canada / René Landry
Elle et ses trois amies préparent bénévolement le réputé bouillon aux coques de Saint-Simon.
Ce sont les meilleures coques, lance sans hésiter France Losier, qui a pris congé de son travail pour donner de son temps à l'organisation du festival. C'est pour ça que tout le monde vient les pêcher à Saint-Simon. Elles sont salées, juste correctes. Elles sont belles et d'une bonne grosseur.
Pour un petit village comme Saint-Simon, se rendre à 50 ans avec son festival, c'est quand même quelque chose, là.
Une identité forte
Neil Mailloux, qui parle encore de Saint-Simon comme d'un « village », pense-t-il que la communauté a perdu un peu de son identité après le regroupement avec Caraquet, il y a trois ans?

Neil Mailloux, est un de ces bénévoles qui consacrent de nombreuses heures à l'organisation du Festival des coques de Saint-Simon.
Photo : Radio-Canada / René Landry
Non, tranche-t-il sèchement. Nous autres, c'est comme si on est encore le Village de Saint-Simon. Ça reste Saint-Simon.
Une identité forte et une joie de vivre qui sont le propre d'une communauté soudée depuis longtemps.
On garde notre identité, c'est certain, affirme France Losier. Eille, on est fiers, là, de dire qu'on vient de Saint-Simon, nous autres.

L'arrivée du capitaine Saint-Simon est toujours un moment fort du festival des coques.
Photo : Gracieuseté Yvon Haché
Ce n'est pas parce qu'on est affilés avec Caraquet qu'on n'est plus Saint-Simon, là.
Un festival dans la bonne humeur
À Saint-Simon, on retrouve du monde accueillant et joyeux, qui aime faire le party, apprécie les touristes, témoigne Neil Mailloux. On aime bien s'amuser et on aime la musique.
Saint-Simon, comme bien d'autres régions acadiennes, n'a pas été épargné par l'exode des jeunes. La communauté compte aujourd'hui moins de 700 personnes.
Il n'empêche qu'un bon groupe des bénévoles tiennent le coup et parviennent, bon an mal an, à organiser un festival des coques.

Le célèbre capitaine Saint-Simon vient de mettre pied à terre.
Photo : Radio-Canada / René Landry
Certaines personnes choisissent de s'installer à Saint-Simon. C'est ce qu'a fait Lucie McLaughlin, de la région de Tracadie, il y a longtemps.
Moi, je viens de Saint-Irénée, dit-elle. Ça fait 25 ans que je demeure à Saint-Simon. Ça fait 25 ans que je coupe des coques.
Les quatre amies, qui n'ont jamais cessé de couper des petits bouts de coques pour la préparation du bouillon, tout en discutant, éclatent de rire en chœur après cette boutade.
Il n'y a pas à dire, ce bouillon aux coques aura été préparé dans la bonne humeur.


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