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Une vingtaine d’artistes professionnels et amateurs d’un peu partout au Québec se sont rassemblés le week-end dernier pour la cinquième édition du Symposium Clorid’Art, à Cloridorme.
Plus de 150 visiteurs ont pu admirer leur travail et échanger avec eux sur leur pratique artistique.
Chaque année, l’événement prend de plus en plus d’ampleur, selon Marc-Alain Marticotte, artiste cofondateur du symposium.
Ça a parti vraiment d'un besoin de la fraternité, de fraterniser avec d'autres artistes.
Créé il y a cinq ans, le symposium est né d'un désir de rassemblement, loin des pressions habituelles du marché de l'art et des galeries. Moi, je dis que c'est toujours la rencontre avec les autres artistes qui est intéressante, plus que de vendre, explique Marc-Alain Marticotte. Il ajoute que le symposium est un lieu d’échanges, ouvert à tous.
Un pont entre les générations
L’inclusivité est véritablement au cœur de l’intention derrière le Symposium Clorid’Art. La vingtaine de kiosques disponibles est attribuée en fonction du principe du premier arrivé, premier servi, sans préjugé, sans distinction, dit Marc-Alain Marticotte.

Marc-Alain Marticotte célèbre, cette année, quarante ans de pratique artistique.
Photo : Radio-Canada / Toby Germain
En résulte cette année un groupe hétéroclite de 18 exposants, dont le plus jeune est le fils de Marie-Christine Plourde qui a 4 ans.
Le doyen, quant à lui, participe à l’événement pour une troisième fois cette année. Il s’agit de Gilles Mathieu, 94 ans, connu pour avoir fondé la mythique boîte à chansons La Butte à Mathieu, à Val-David, dans les Laurentides, en 1959.
À leurs côtés, on retrouve des créateurs de la région, mais aussi de Sorel, de Matane et de Québec, dont certains accrochent leurs œuvres en public pour la toute première fois, après des années de création dans l'intimité de leur domicile.
Partage, amour, fraternité
Pour incarner pleinement la devise partage, amour et fraternité qui guidait l'événement cette année, l'organisation a repensé l'aménagement physique de la salle. Les kiosques ont été rapprochés au centre du gymnase, afin de créer une plus grande proximité entre les artistes et encourager la fraternité.

Hélène Marcotte, artiste de Saint-Charles-sur-Richelieu, participe au Symposium Clorid’Art depuis le tout début. Chaque année, elle prépare une collection spéciale pour l’événement.
Photo : Radio-Canada / Toby Germain
Marc-Alain Marticotte n'hésite d'ailleurs pas à rappeler aux artistes de quitter leur kiosque de temps en temps pour aller discuter avec leurs collègues. Selon lui, la rencontre humaine doit primer sur la création.
Le Symposium Clorid’Art est aussi l’occasion de stimuler la création et d’alimenter la pratique de la relève artistique.
Marc-Alain Marticotte fait remarquer que, chaque année, c’est une occasion de présenter leur art au grand public pour la première fois. C’était le cas, cette année, pour Sophie Côté, de Rivière-à-Claude.
J’ai encore besoin de prouver qu’il y a des artistes dans la région qui ne sont pas connus.
Marie-Christine Plourde, de Gaspé, et Mélanie Clavet, de Grande-Vallée, retrouvent aussi une communauté à Clorid’Art.
Le président d’honneur de l’édition 2026, Philippe Roy, abonde dans le même sens. Pour lui, l’événement est avant tout un lieu de rencontre. C’est une occasion de s’intéresser au travail des autres artistes, de partager ses connaissances et d’alimenter sa propre pratique.

Quelques-uns des artistes qui ont participé à la cinquième édition du Symposium Clorid'Art.
Photo : Facebook : Symposium Clorid'Art
Bâtir une solidarité artistique en région
Offrir cette vitrine gratuitement aux créateurs n’est pas de tout repos, selon Marc-Alain Marticotte.
C’est gratuit parce qu’on se débat depuis le début.
L’événement s'est construit petit à petit au fil des années, grâce à de petits dons de la communauté et des commerces, en échange de visibilité sur les affiches du Symposium.
Cette année, un nouveau comité d’artistes d’un peu partout au Québec a pris la relève pour orchestrer le week-end. Malgré les distances, ce groupe a donné un nouveau souffle à Clorid’Art pour la cinquième édition, affirme Marc-Alain Marticotte. L’artiste regarde d’ailleurs déjà vers l’avenir. On vise dix, ajoute-t-il.
Afin d’assurer la pérennité de l’événement, une enchère silencieuse a eu lieu cette année avec les toiles créées par les artistes durant le Symposium. Les fonds amassés serviront à financer la prochaine édition.


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