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La pétition visant à destituer la première ministre Danielle Smith de son siège de députée à l’Assemblée législative de l’Alberta a échoué, faute d’avoir recueilli le nombre de signatures requis.
Elle n’a pu réunir que 2300 signatures alors qu’il en fallait au moins 12 000 pour que le processus puisse aller de l’avant.
Pour entraîner un vote de révocation contre un élu, toute initiative citoyenne devra récolter, dans un délai de trois mois, les signatures de 60 % du nombre d’électeurs ayant voté dans une circonscription à la dernière élection provinciale, en 2023.
Si le nombre de signatures est atteint, un vote est organisé sous quatre mois à l'échelle de la circonscription concernée afin que les électeurs se prononcent pour ou contre la destitution. Si plus de la moitié votent oui, le député est destitué.
Dans le cas de la première ministre albertaine, la pétition qui n’a pas abouti concernait la circonscription de Brooks-Medicine Hat, dans laquelle elle avait battu ses adversaires à plate couture en recueillant plus de 13 000 voix.
Une pétition utile malgré tout, dit son initiatrice
Bien qu’elle n’ait pas réussi à atteindre son objectif contre Danielle Smith, Heather VanSnick, celle qui était à l’origine de la pétition, estime que sa démarche n'aura pas été inutile pour autant.
Selon elle, les signataires ont quand même envoyé un message fort selon lequel ils réclament une meilleure représentation de leur circonscription.
La pétition a clairement montré que de nombreuses personnes ne se sentent pas représentées, non seulement par [Danielle Smith] en tant que députée, mais aussi en tant que première ministre, affirme-t-elle.
Nous avons créé un mouvement de personnes qui veulent la dignité, la représentation et la sécurité pour tous [...]. Nous avons des élections qui approchent. Ce n'est pas fini.

Il faut les signatures de 60% du nombre d’électeurs ayant voté dans la circonscription concernée à la dernière élection provinciale pour faire aboutir une pétition.
Photo : Radio-Canada / Eli Ridder
Message bien reçu?
Le message semble avoir été entendu par l’intéressée. Dans une déclaration, Mme Smith a affirmé que son objectif et son engagement pour sa circonscription électorale de Brooks-Medicine Hat et pour l’Alberta « restent inchangés ».
Je continuerai à travailler pour obtenir des résultats pour vous et à écouter vos commentaires alors que notre gouvernement s'emploie à développer l'économie, à améliorer l'accès aux soins de santé et à garantir une éducation de qualité.
Mardi, deux autres pétitions contre des membres du caucus de Danielle Smith n'ont pas non plus réussi à obtenir le nombre de signatures requis.
Il s’agit de la pétition lancée contre le ministre de la Technologie et de l'Innovation, Nate Glubish, et celle visant l'ancienne ministre de l'Environnement, Rebecca Schulz. Cette dernière pétition a été abandonnée quand Mme Schulz a démissionné du gouvernement.
En janvier dernier, la pétition de révocation visant le ministre de l’Éducation, Demetrios Nocolaides, avait également échoué pour ne pas avoir répondu aux exigences liées au nombre de signatures.
Deux pétitions de révocation visaient également des membres de l'opposition officielle, soit du Nouveau Parti démocratique de l’Alberta.
Par ailleurs, Danielle Smith est la deuxième personne occupant le poste de première ministre de l'histoire de l'Alberta à faire l'objet d'une pétition de destitution. La première tentative du genre remonte à près de 90 ans.
Avec des informations de La Presse canadienne


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