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Les municipalités d’Arthabaska-L’Érable et le Cégep de Victoriaville unissent leurs voix pour demander au futur gouvernement de favoriser l’amélioration du service de transport en commun sur le territoire.
On veut des subventions plus importantes et faciliter les demandes de subventions, explique la présidente du service de transport adapté et collectif de la MRC d’Arthabaska, Julie Ricard. Celle qui agit aussi à titre de mairesse de Sainte-Clotilde-de Horton demande que l’on réduise la paperasse. « Des fois c’est d’une complexité… Les gens se perdent », ajoute-t-elle.
Elle dit vouloir éventuellement travailler en collaboration avec la MRC de l’Érable pour offrir un service interrégional. C’est à travailler. On a eu quelques rencontres, précise Julie Ricard, même si rien de concret n’est imminent, selon elle.
Le financement actuel ne permettrait même pas de satisfaire les demandes sur son propre territoire. C’est la raison pour laquelle il n’y a pas de lignes d’autobus à n’importe quelle heure. On n’a pas les moyens de le faire, explique la préfète suppléante de la MRC d’Arthabaska.
À Victoriaville, un taxibus sans parcours fixe est à la disposition des usagers. Le trajet se dessine, selon les demandes de la journée. Il s’agit d’un processus similaire pour les régions environnantes d’Arthabaska.
Le directeur général du Cégep de Victoriaville, Denis Deschamps, rappelle l’importance du transport en commun pour son établissement. Le nombre d’étudiants inscrits pour la présente session constitue un record.
Pour nous c’est un enjeu majeur. On a une pression sur nos stationnements, explique Denis Deschamps.

Le stationnement près du cégep est rempli de véhicules d'étudiants. Il est normalement utilisé pour accéder à différentes infrastructures sportives, dont le Colisée Desjardins. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Alex Delcourt
Il souhaite un financement plus important de la province pour améliorer le service, mais aussi réduire les coûts pour les étudiants. Selon lui, cela permettrait à des jeunes moins fortunés de terminer des études supérieures.
Conscients du problème
Tous les candidats à l’élection dans la circonscription d’Arthabaska-L’Érable ont été sensibilisés à cet enjeu qui déjà, lors de l’élection partielle de 2025, monopolisait les discussions.
Le candidat de la Coalition avenir Québec, Keven Brasseur, qui tente de nouveau sa chance dans Arthabaska-L’Érable, affirme que l’amélioration du transport collectif demeure un enjeu prioritaire. Selon lui, l’implantation d’un système interrégional entre les plus petites municipalités et les plus grands centres constitue la principale demande des élus de la région.
Ça touche autant l’éducation, que le milieu économique et l'accès aux soins de santé, affirme-t-il. Le candidat caquiste croit que le gouvernement doit travailler avec les municipalités locales, mais n'a pas d’engagement précis à formuler.
Le candidat libéral, Thomas Guérette, dit vouloir financer adéquatement le transport en commun dans Arthabaska-L’Érable.
C’est essentiel. Pour les jeunes et les moins jeunes. Ceux qui n’ont pas les moyens [pour avoir] une voiture, ils ont besoin de se déplacer. La mobilité est un vecteur de développement économique essentiel, souligne-t-il.
Le candidat du Parti conservateur du Québec, Tarek Henoud, abonde dans le même sens. Il faut travailler conjointement avec les municipalités et les acteurs économiques pour apporter des solution, lance-t-il.
M. Henoud dit vouloir favoriser un ensemble de choix , que ce soit le transport collectif ou le transport individuel. Le candidat conservateur n’avait pas d’engagement précis à annoncer au moment de l’entrevue.
La candidate de Québec solidaire, Stéphanie Poirier, reconnaît un problème d’accessibilité et de fréquence dans la région. Québec solidaire s’engage à rendre le transport collectif gratuit pour les 25 ans et moins et les 65 ans et plus. On souhaite aussi offrir un crédit d’impôt de 20 % pour le reste de la population, a-t-elle annoncé.
Elle souhaite qu’autant d’argent soit investi dans le transport en commun que dans le réseau routier.
Le candidat du Parti québécois, Alex Boissonneault se dit bien au fait qu’il faudra investir pour le transport en commun. Ça a toujours été dans les priorités du Parti québécois, poursuit-il. Il se questionne sur la manière dont le service devra être réorganisé pour le bonifier.
M. Boissonneault dit être en discussion avec les municipalités, les MRC et le Cégep de Victoriaville.


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