NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La minière canadienne Talamore Mining a bon espoir d’effectuer la première « coulée d’or » de la mine Coffee Gold, située dans le centre du Yukon, à partir de 2029, soit près de 20 ans après ses premiers forages d’exploration.
Lors d’une visite médiatique à la mine mardi, la vice-présidente de la durabilité et des relations externes de la minière, anciennement appelée Fuerte Metals, Jennie Gjertsen, a précisé que cette durée estimée depuis les premiers forages de 2011 n’est pas si longue pour le milieu minier.
Cela prend du temps de comprendre la nature des roches dans le sol et de déterminer si un projet économique est possible. Ça prend aussi du temps de comprendre les impacts du projet, d’échanger avec les communautés et de réaliser les études nécessaires pour étayer la conception, a-t-elle expliqué.

Le camp de la mine Coffee Gold se trouve dans la vallée, près du fleuve Yukon.
Photo : Radio-Canada / Chloé Dioré de Périgny
Située à environ 130 km au sud de Dawson, la mine d’or à ciel ouvert devrait être exploitée pendant environ 13 ans, une fois les opérations lancées. Jennie Gjertsen indique toutefois que cette durée pourrait augmenter selon les ressources additionnelles trouvées, entre autres.
Onze années seront ensuite consacrées à la fermeture et à la remédiation du site.
Une méthode d'extraction qui suscite des craintes
Le projet minier Coffee a obtenu le feu vert environnemental du territoire et du fédéral en mars 2022, soit 2 ans avant la catastrophe à la mine Eagle de 2024. Il pourrait être le premier à adopter le processus d’extraction de l’or par lixiviation en tas depuis ce désastre. Cette méthode avait soulevé des préoccupations jusqu'auprès du gouvernement yukonnais de l'époque.
La minière a rappelé dans sa présentation aux médias que cette méthode était utilisée depuis longtemps par l’industrie et appliquée à l’échelle internationale, mais que ce désastre l’avait incitée à redoubler de précaution.
L'entreprise assure notamment d'instaurer un comité d’évaluation technique indépendant, qui assurera un suivi externe continu de l’installation, tout le long de son cycle de vie. Ce comité fournira à la compagnie des recommandations qui seront rendues publiques, a précisé Jennie Gjertsen.
Talamore Mining précise avoir signé un accord de collaboration avec les Tr'ondëk Hwëch'in, un accord d'impact et de bénéfices avec la Première Nation de White River, et dit poursuivre ses discussions les Na-Cho Nyäk Dun et la Première Nation de Selkirk pour les activités de la mine Coffee.
La Première Nation Na-Cho Nyäk Dun, qui continue de faire les frais de la catastrophe à la mine Eagle, avait réclamé une interdiction de cette méthode d'extraction et de l'exploitation minière à ciel ouvert sur son territoire traditionnel, à la suite du désastre environnemental.

Le camp de la mine sera, à terme, déplacé au haut de la montagne, où se trouve le minerai à exploiter, plutôt qu'en bordure du fleuve Yukon.
Photo : Radio-Canada / Chloé Dioré de Périgny
Encore quelques années de travaux
Au mois d'août, la mine a annoncé avoir obtenu son dernier permis pour achever la route d’accès principale de la mine qui reliera le projet au réseau routier du Yukon et à la ville de Dawson sur 214 km et en toutes saisons. Environ 29 km de nouveaux tronçons seront ainsi ajoutés aux routes privées et publiques préexistantes.
Talamore Mining espère ensuite pouvoir lancer la construction finale de la mine en tant que telle en 2027, sous réserve de l’obtention des permis restants. La minière estime que cette phase impliquera plus de 400 travailleurs, et environ 350 une fois les activités amorcées.
La mine Coffee étant inaccessible par la route, les entreprises ont transporté les journalistes invités à la visite médiatique. Radio-Canada a toutefois payé sa part des frais de déplacement, NDLR.


1 day_ago
33



























.jpg)






French (CA)