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Ils ne sont pas au centre des débats, mais ils veulent s’y tailler une place. Dans l’ombre des cinq principales formations politiques, les partis émergents profitent de la campagne électorale pour tenter de séduire des électeurs à la recherche d’une autre option.
Climat Québec
Climat Québec figure parmi les partis émergents comptant présenter le plus grand nombre de candidatures en vue du scrutin du 5 octobre. Une trentaine sont déjà autorisées par le Directeur général des élections du Québec (DGEQ), dont trois au Saguenay–Lac-Saint-Jean.
Le candidat dans Chicoutimi, Olivier Dion, croit en ses chances et va même jusqu'à se transformer en homme-sandwich pour tenter de se faire élire.
Je sillonne tous les quartiers pour faire mon porte-à-porte en homme-sandwich pour faire connaître le parti puisqu’on n’a pas une bonne visibilité comme les autres partis. Et comme je n’ai pas le même budget pour placarder tous les poteaux, je me suis dit que j’allais faire un poteau mobile de moi-même, a-t-il lancé en entrevue.

Olivier Dion est candidat pour Climat Québec dans la circonscription de Chicoutimi.
Photo : Radio-Canada / Anissa Leduc
Olivier Dion a brigué les suffrages à trois reprises pour Climat Québec. Aux élections de 2022, il s'est présenté dans la circonscription de Saint-François, en Estrie. Lors de la partielle dans Chicoutimi en février dernier, il portait les couleurs du parti. Il s’agit donc de sa seconde fois dans cette circonscription.
S’il se démarque par sa façon de faire campagne, il veut aussi se distinguer par ses idées.
L’indépendance, c’est mon cheval de bataille.
Je suis tanné qu’on tourne toujours en rond dans le même jeu de nos adversaires fédéralistes. Avec la proposition de Martine Ouellet de faire l'indépendance [du Québec] par un vote à l’Assemblée nationale, c'est vraiment là que je pense qu’on a notre pointe de tarte, comme on dit en politique, a indiqué Olivier Dion.
Il dénonce également le manque de financement pour les formations politiques émergentes. Par exemple, il réutilise les mêmes pancartes électorales que celles de l’élection partielle pour la campagne provinciale générale, faute de moyens financiers, mais également dans un souci de protection de l’environnement.
Le Parti libertarien du Québec
Le Parti libertarien du Québec a été autorisé en juillet 2022 par le Directeur général des élections du Québec.
Cette même année, une seule candidate avait été présentée par le parti. Il s'agissait de Chantale Villeneuve qui portait les couleurs du Parti libertarien du Québec dans la circonscription de Lac-Saint-Jean.
Pour la campagne électorale de 2026, deux candidatures ont été autorisées pour le moment par le DGEQ. Une troisième pourrait être soumise d’ici le 30 septembre, soit la date limite d'inscription des candidats, nous a confié le fondateur du parti, Charles Olivier.
Le fondateur est également le candidat dans la circonscription de Chicoutimi. Il n’en est pas à sa première implication politique.
À toutes les fois [que je me lance en politique], ça ressort une insatisfaction profonde en regard du système actuel. Au fil de mes implications, [mes idées] deviennent toujours plus radicales parce que mon taux d'insatisfaction ne fait qu'augmenter.
Il propose notamment d'abolir le système parlementaire britannique pour décentraliser les pouvoirs de l’État pour en faire un gouvernement minimaliste.
Le libertarisme, c'est une philosophie de décentralisation à un niveau aussi local que possible, a-t-il précisé.
D’après Charles Olivier, la présence de partis émergents dans l’espace public est plus essentielle et plus importante que jamais, parce que les gens ne savent visiblement pas pour qui voter.
Présence Québec
Présence Québec fait son apparition pour la première aux élections provinciales en vue du scrutin du 5 octobre prochain. C’est un mouvement qui mise notamment sur la collectivité.
Nous, on n'est pas là pour proposer un programme et des solutions, c’est tout le contraire. C'est ce que tu peux apporter au cercle pour contribuer à l'intelligence collective, a expliqué la candidate dans Dubuc, Joëlle Lavallée.

Joëlle Lavallée est candidate dans la circonscription de Dubuc pour Présence Québec.
Photo : Radio-Canada / Anissa Leduc
Au moment d'écrire ces lignes, une quinzaine de candidatures avaient été approuvées par le DGEQ, dont deux dans la région.
Cependant, Joëlle Lavallée admet d’emblée que l’exercice du pouvoir n’est pas son objectif principal.
Ce n’est pas nécessaire d’être au pouvoir. En tout cas, moi, ce n’est pas mon intention. Pour moi, c’est d’envoyer mon message, celui de prendre soin de la terre, de l’humain, de ramener ça au centre de nos décisions, a-t-elle avoué en entrevue.
Ce sont trois partis avec trois visions différentes, mais un même défi… celui de se tailler une place dans une campagne où l’attention est surtout dirigée vers les formations politiques bien établies.
Ils partagent un constat unanime : l’existence et la visibilité des partis émergents sont fondamentales pour offrir une véritable représentation des idéologies véhiculées par l’ensemble des Québécois.


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