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Dans le nord de la Saskatchewan, le spectacle des membres la troupe Northern Prairies Dancers fait vibrer les foules autour de la gigue, « un cadeau de leurs ancêtres ». Cependant, son chef a dû prendre un virage brusque en ce qui a trait à sa passion, contraint par la maladie.
Modeste McKenzie est métis et déné, et il pratique son art à La Ronge, à environ 340 km au nord-est de Saskatoon. Pour cet homme, cette danse traditionnelle lui permet, ainsi qu'à sa troupe, de se connecter avec des traditions autochtones qui durent depuis des centaines d’années.
C’est sa grand-mère Maria Campbell qui lui a enseigné la danse. Au fil des années, il a voyagé à travers le pays pour participer à des compétitions de gigue.

Modeste McKenzie dansait à Batoche lorsqu'il était plus jeune.
Photo : Nikita Kennedy
En 2025, Modeste McKenzie a toutefois heurté un mur.
J'ai souffert d'arthrite réactionnelle et je n'ai pas pu marcher pendant environ un mois, un mois et demi, raconte-t-il, ajoutant : Cela a complètement changé mon parcours dans la gigue. Je n'ai pas pu danser pendant six mois.
Cette maladie désigne la douleur, la raideur, la rougeur ou l’enflure dans une articulation découlant d’une infection antérieure, explique la Société de l’arthrite du Canada.
La situation a forcé l'homme à s'éloigner de sa passion, le forçant à trouver un emploi de bureau et à diminuer sa pratique de la gigue.
Une nouvelle mission
Sa maladie ne l’a toutefois pas empêché de partager sa passion. Il affirme d’ailleurs qu'il a profité de l’occasion pour la transmettre à la jeunesse, qui est parfois réticente à essayer une activité nouvelle devant un public.
Voir ce déclin et le reconnaître, ça a été comme un coup de pied au derrière, se souvient Modeste McKenzie.
Je ne vais pas danser éternellement. Et la prochaine génération, elle est déjà là, parmi nous.
Ashla Michel, une danseuse de la troupe Northern Prairie Dancers, s’est jointe à la mission de Modeste McKenzie qui consiste à enseigner cette tradition à des jeunes de Montreal Lake, à environ une centaine de kilomètres au sud de La Ronge.
C'est tellement agréable. Ça me rappelle quand j'avais cet âge-là, affirme-t-elle. Ashla Michel ajoute qu’elle espère que la nouvelle génération ressentira cette énergie de guérison.
De son côté, Modeste McKenzie espère que les jeunes ayant à cœur cette tradition finiront par observer le lien unique et les amitiés qui naissent lorsqu’ils font partie d'un groupe de danse.
Avec les informations de Janani Whitfield


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