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L’ultime tour de piste olympique de Valérie Maltais

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La version audio de cet article est générée par la synthèse vocale, une technologie basée sur l’intelligence artificielle.

La patineuse Valérie Maltais en sera à ses cinquièmes Jeux olympiques à Milan. Sur le podium en équipe tant en courte qu’en longue piste, elle rêve d’une médaille individuelle pour boucler sa carrière olympique.

C’est énorme quand j’y pense, mais en même temps, c’est vraiment le fun parce que je me rends compte de toute l’expérience que j’ai derrière moi. Il y a eu plusieurs accomplissements dans ma carrière, mais c’est sûr que les médailles olympiques ont une signification bien particulière, indique la gagnante de la poursuite par équipe en longue piste, à Pékin, et la vice-championne du 3000 m relais, à Sotchi.

En décrochant une médaille dans les deux disciplines, une première au pays, Valérie Maltais est entrée dans un club restreint en devenant seulement la troisième patineuse internationale à accomplir cet exploit spécial et unique.

Sur le trajet d'une nouvelle aventure olympique, l’athlète de 35 ans s'est qualifiée pour le départ groupé ainsi que pour les épreuves du 1500 et 3000 m, sans oublier sa participation à la poursuite par équipe.

Les gens viennent me voir, puis me demandent : “comment fait-elle pour continuer à faire ses meilleures marques personnelles, même en étant aussi avancée dans sa carrière?” C’est une fille qui est vraiment capable de s’adapter. Et c’est une fille qui va vraiment explorer toutes les pistes qu’il y a à explorer, souligne l’entraîneur adjoint du programme national de patinage de vitesse sur longue piste Muncef Ouardi.

De son propre aveu, Valérie Maltais vient de vivre le « plus bel automne » de sa carrière, remportant pas moins de cinq médailles en quatre étapes du circuit de la Coupe du monde. Elle a notamment lancé sa saison avec éclat en se couvrant d'argent trois fois plutôt qu'une à la mi-novembre à Salt Lake City.

Encore aujourd’hui, je me dis que je suis capable d’être sur le podium en 2026 au niveau individuel. Je sais que c’est difficile, je sais que le calibre est fort, mais je sais que je ne suis pas au bout de mon potentiel. C’est ce qui me permet d’y croire et d’y rêver chaque jour, mentionne-t-elle.

Je me sens bien avec l’idée que ce seront mes derniers Jeux, mais j’ai pris la décision que ça n’allait pas être ma dernière saison. Je pense que pour moi, c’est riche de ne pas vivre les moments cette année comme mes derniers. Je fais une autre saison puis, à ce moment, on va vivre les émotions parce que, présentement, je suis trop sur une mission où je ne veux pas avoir de distractions, je veux en profiter et je suis là pour performer.

Une patineuse salue la foule avant le départ d'une épreuve.

Valérie Maltais

Photo : Associated Press / Matthias Schrader

Une équipe de poursuite à redresser

À Milan, la sélection canadienne de poursuite par équipe, composée d'Ivanie Blondin, de Valérie Maltais et d'Isabelle Weidemann, tentera de défendre son titre empoché aux Jeux de Pékin. Qui plus est, un sacre avec un record olympique à la clé.

Nous avons en quelque sorte trois supervedettes dans notre équipe. Il n’y en a pas une qui se démarque particulièrement des autres ni une qui soit moins performante. Elles sont toutes excellentes, résume l’entraîneur du programme national de patinage de vitesse sur longue piste Remmelt Eldering.

Parfois, lorsqu’on a trois gagnantes dans son équipe, c’est difficile de les faire collaborer. Si l’on a trois chevaux de course de haut niveau et qu’ils doivent travailler ensemble, c’est parfois compliqué. Mais si l’on y arrive, on sait qu’on tient quelque chose de prometteur, renchérit-il.

Durant la première moitié du présent cycle olympique, de 2022 à 2024, les trois représentantes de l’unifolié se hissaient encore régulièrement sur le podium en Coupe du monde. La suite a cependant été plus compliquée, alors que leurs performances se sont dégradées, reconnaît Valérie Maltais, avant d’ajouter que c’était une bonne claque au visage.

On s’entraînait ensemble avant les Jeux de 2022. Moi, je suis rendue à Québec. Isabelle et Ivanie ne sont plus dans le même groupe d’entraînement non plus à Calgary. Donc, on se retrouve trois filles qui s’entraînent individuellement, mais on fait quand même les Coupes du monde ensemble à la poursuite par équipe, explique la patineuse de La Baie.

Les trois dernières années étaient difficiles pour notre équipe. On a fait différentes stratégies, mais on n’a pas réussi à avoir le même succès qu’aux Jeux olympiques, poursuit sa coéquipière Isabelle Weidemann, également médaillée d'argent au 5000 m, puis de bronze au 3000 m, à Pékin.

Sans triomphe en tout près de deux ans, soit depuis janvier 2024, le trio canadien a renoué avec la victoire peu avant le temps des Fêtes dans le cadre de la Coupe du monde de Hamar, en Norvège. De bon augure à quelque deux mois du rendez-vous olympique en Italie.

Il nous fallait reformer une famille, une équipe soudée, pour pouvoir patiner ensemble et battre tout le monde à nouveau. C’est notre objectif principal, soutient Remmelt Eldering.

Ce groupe est champion olympique. Les filles savent qu’elles en sont capables. On ne se lance pas dans cette aventure si l’on ne croit pas pouvoir gagner à nouveau. Elles sont tellement douées ensemble.

Avec les informations de Jacinthe Taillon

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