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Il y a trois ans, Matilda Maureira ne connaissait que quelques mots en français. Aujourd’hui, la jeune Chilienne de 10 ans participe à des spectacles, chante dans une chorale, est cadette et s’exprime couramment en français, en anglais et en espagnol.
Pour cette élève de l’école Saint-Dominique, à Sudbury, l’année scolaire se termine sur une série de réussites.

Matilda Maureira dit avoir découvert le théâtre lors d’une première production et avoir tout de suite senti qu’elle était à sa place.
Photo : Gracieuseté de Stefania Montero
Au cours des dernières semaines, elle a participé aux célébrations de la Saint-Jean-Baptiste, passé une audition pour une production du Théâtre du Nouvel-Ontario et joué dans Newsies, une comédie musicale présentée par le Sudbury Performance Group.
La lumière sur ton corps, tu vois tout ce monde qui sont là juste pour te voir […] j’aime beaucoup la chorale , raconte-t-elle.

Matilda et le député provincial Jamie West.
Photo : Gracieuseté de Stefania Montero
Quand j’avais commencé le théâtre, j’ai senti comme si j’étais avec eux autres. Je me sentais bien sur scène.
Le 13 juin dernier, la jeune fille a également reçu un certificat de reconnaissance du député provincial Jamie West pour son implication auprès des cadets.
« Six premiers mois difficiles »
Originaire du Chili, Matilda est arrivée au Canada avec sa famille en 2022. Parlant uniquement espagnol, ses parents ont choisi de l’inscrire dans une école de langue française plutôt que dans une école anglophone.
Ce n’était pas confortable parce que je ne connaissais aucun enfant , raconte-t-elle en se remémorant sa première journée de classe.

Originaire du Chili, la famille de Matilda est arrivée au Canada en 2022.
Photo : Gracieuseté de Stefania Montero
J’avais peur chaque journée. Quand l’école était finie, je rentrais à la maison pour pleurer.
Sa mère, Stefania Montero, se souvient que cette période a été la plus difficile depuis leur arrivée au Canada.
Les six premiers mois ont été les plus difficiles pour elle. Mais ensuite, elle a commencé à se faire des amis et à se sentir mieux , explique-t-elle.
Selon Mme Montero, le soutien de son école, des enseignants et des élèves a fait toute la différence.
Le choix du français
Les parents de Matilda racontent avoir volontairement choisi une école de langue française, même s’ils sont hispanophones.
Notre objectif principal a toujours été une école en français, parce que c’est pour ça qu’on est ici avec ma famille, avec mon mari : c’est la langue , dit-elle.

Stefania Montero est la mère de Matilda.
Photo : Radio-Canada / Espérance Fatuma
La mère explique que la famille voulait donner priorité au français, puisque l’anglais est déjà très présent dans la vie quotidienne.
On pensait que le français serait plus difficile que l’anglais. L’anglais, elle peut l’apprendre parce que tout le monde parle anglais , souligne-t-elle.
Pour favoriser son apprentissage, les parents ont inscrit Matilda à de nombreuses activités en français : camp d’été, théâtre, danse, chorale et cadets.
Je tiens à remercier chaleureusement toute la communauté francophone, car elle nous a ouvert ses portes. On se sent vraiment très bien accueillis.

Matilda Maureira au micro de l’émission le matin du Nord.
Photo : Radio-Canada / Éric Robitaille
Aujourd’hui, en voyant leur fille évoluer naturellement dans trois langues, ses parents estiment que tous les sacrifices consentis pour immigrer en valaient la peine.
C’est une belle opportunité pour elle, tant pour le présent que pour l’avenir, de rencontrer davantage de personnes, de découvrir d’autres cultures et de faire connaissance avec des gens différents , conclut-elle.
Avec les informations de Éric Robitaille


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