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L’actrice Elisabeth Moss dans une scène de « La servante écarlate » (« The Handmaid’s Tale » en anglais).PHOTO: Jasper Savage / Hulu
Ces dernières années, la télévision a beaucoup changé. Les habitudes de consommation ont évolué, de la télé câblée au visionnage en continu. La manière de raconter les histoires et de représenter la diversité au petit écran a aussi changé. Dans son essai La télévision à l’ère #MeToo, qui paraîtra mardi 22 septembre, chez Québec Amérique, l'auteure et chroniqueuse Anne-Sophie Gravel explore la manière dont le mouvement #MoiAussi a influencé les représentations du féminin à la télévision avec trois séries : The Handmaid’s Tale, Big Littles Lies et Outlander.
On essaie de changer les représentations du consentement à l’écran, et les représentations des violences sexuelles. Ce sont vraiment deux pôles sur lesquels le mouvement MeToo a eu beaucoup d’influence. On parlait très peu de coordination d’intimité sur les plateaux avant le mouvement MeToo, dans l’idée de faire des plateaux de tournage respectueux quand il y a des scènes de rapport sexuel ou des scènes de violence sexuelle, donc avec des gens qui sont là pour chorégraphier et une équipe plus bienveillante. On parle davantage maintenant de male gaze et de female gaze dans la manière dont on représente les personnages féminins, partage Anne-Sophie Gravel.
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