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« Lorsqu’une personne est en perte d’autonomie, je crois qu’elle n’a pas d’autre choix que de quitter le village », écrit un résident de Natashquan dans sa réponse à une enquête citoyenne sur l’accès aux soins.
Pour relever et analyser ces données, le conseil municipal a mandaté Bernard Roy, professeur à la retraite à la Faculté de sciences infirmières de l'Université Laval.
Sa recherche, réalisée ce printemps, révèle les lacunes que la population perçoit dans le système de santé. L'un des résultats exprimés par l'étude est que, si la majorité des 97 répondants souhaitent vivre dans le village nord-côtier jusqu'à la fin de leur vie, l’idée de vieillir à Natashquan est parfois inquiétante.

Le village de Natashquan compte 263 résidents, selon le recensement de 2021. Cela signifie que 37 % de la population a répondu au questionnaire. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Catherine Paquette
En effet, plusieurs ont l’impression que les besoins des personnes âgées ou en perte d’autonomie ne sont pas comblés. Selon des répondants, il faudrait du transport adapté, de l’aide à domicile, du soutien professionnel, du support pour les proches aidants.
Le principal fardeau associé à l'accès aux soins demeure les déplacements médicaux. Pour obtenir des consultations spécialisées, des examens diagnostiques ou certains traitements, les citoyens doivent fréquemment se rendre à Havre-Saint-Pierre, Sept-Îles ou Québec.
Ils doivent régulièrement voyager de Natashquan à Havre-Saint-Pierre pour recevoir des soins qui devraient normalement être offerts dans un centre de santé bien équipé, avec le personnel suffisant pour le faire, revendique Bernard Roy. Mais si l'infirmière n'a pas l’équipement nécessaire, elle ne peut pas répondre à la demande.

Le manque de ressources du dispensaire de Natashquan est dénoncé depuis des années. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Alban Normandin
Si je perds mon permis de conduire, comment je vais me déplacer?, questionne d’ailleurs un répondant au sondage.
Bernard Roy relève les nombreux effets de ces déplacements médicaux, sur les finances, sur le quotidien, sur la fatigue des usagers. Un bébé qui a du muguet dans la bouche ne devrait pas avoir à aller à Havre-Saint-Pierre.
L'offre de soins est fondamentale pour garder les gens au village, soutient celui qui se décrit comme citoyen d'adoption. Les gens veulent le maintien de soin de premières lignes, de l'infirmière.
Il tient d'ailleurs à souligner que les répondants ont exprimé un fort attachement à l'infirmière du CLSC. Les gens sont très attachés à elle, ils considèrent qu'elle offre des soins de qualité.
Santé Québec Côte-Nord n'avait pas répondu à notre demande d'entrevue au moins de publier ces lignes.


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