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Par Le Figaro avec AFP
Le 3 avril 2026 à 22h38

Un réseau russe connu sous le nom de «La Compagnie» aurait mis en place un système de diffusion de contenus dans des médias en ligne et sur les réseaux sociaux en Argentine entre juin et octobre 2024, afin de discréditer Javier Milei, arrivé au pouvoir fin 2023, selon une enquête d’un consortium international de médias.
Passer la publicité Passer la publicitéUn réseau de propagande lié aux services de renseignement russes a mené en 2024 une campagne contre le gouvernement du président argentin Javier Milei, a révélé une enquête d'un consortium international de médias. Selon une enquête journalistique dévoilée jeudi, un réseau russe connu sous le nom de «La Compagnie» a mis en place un système de diffusion de contenus dans des médias en ligne et sur les réseaux sociaux en Argentine entre juin et octobre 2024, afin de discréditer le président ultralibéral Javier Milei, arrivé au pouvoir fin 2023.
D'après des documents obtenus par le média panafricain The Continent et vérifiés par un consortium journalistique comprenant Dossier Center et iStories (Russie), All Eyes on Wagner et Forbidden Stories (France), ainsi qu'OpenDemocracy (Royaume-Uni), des agents russes affirment avoir commandé la publication de près de 250 articles dans plus de 20 médias argentins sur cette période, pour un budget avoisinant les 280.000 dollars. «L'espionnage mis au jour est d'une gravité institutionnelle rarement vue dans l'histoire», a réagi Javier Milei vendredi sur X.
L’affaire avait déjà fait l’objet d’investigations
«Nous irons jusqu'au bout pour identifier tous les acteurs directs et indirects qui ont participé à ce réseau d'espionnage illégal», a affirmé le dirigeant, allié des États-Unis et chantre de la dérégulation. Quinze médias impliqués dans la campagne russe ont été interrogés par le consortium journalistique. Ils ont nié avoir touché de l'argent russe et expliqué que les articles leur avaient été proposés par des agences de presse, des cabinets de conseil ou des intermédiaires.
Deux sources interrogées ont néanmoins reconnu avoir reçu des paiements pour en publier certains, versés par des hommes d'affaires se disant préoccupés par la politique de Javier Milei. Les documents ayant fuité pointent également vers une tentative de provoquer une crise diplomatique entre l'Argentine et le Chili. Le secrétariat argentin du Renseignement a indiqué jeudi que l'affaire avait déjà fait l'objet d'investigations et avait été transmise à la justice en 2025.


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