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Vendredi après-midi, deux des trois incendies en cours ont fusionné, formant un gigantesque brasier à une soixantaine de kilomètres à l’ouest de la capitale espagnole.

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L’incendie en cours près de Burgohondo, survolé par un hélicoptère (au premier plan), à l’ouest de Madrid, le 23 juillet 2026. L’incendie en cours près de Burgohondo, survolé par un hélicoptère (au premier plan), à l’ouest de Madrid, le 23 juillet 2026.

« Une situation dramatique. » C’est en ces termes que le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a parlé vendredi 24 juillet des incendies qui ravagent actuellement la péninsule ibérique. Des sinistres qui l’ont conduit, dans la nuit de jeudi à vendredi, à déclarer « l’état d’urgence » dans la région de Madrid et dans la province d’Avila. Ce dispositif permet à l’Etat de mobiliser plus de ressources pour éteindre les feux et de prendre la main face à une problématique qui relève d’ordinaire des compétences décentralisées des communautés autonomes.

Il s’agit du « pire incendie de l’histoire » de la région, a déclaré la présidente de la communauté de Madrid, Isabel Diaz Ayuso. Jeudi soir, l’exécutif espagnol avait sollicité l’activation du mécanisme de protection civile de l’Union européenne. Quatre avions bombardiers d’eau, deux en provenance de Grèce et les deux autres d’Italie, ainsi que le service satellitaire Copernicus, ont été rapidement mobilisés pour venir en aide aux 270 pompiers et militaires déjà sur place.

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