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Jay Scott a joué à guichets fermé devant ses fans à Forestville le 12 septembre. Photo Julie Titor Tremblay
Jay Scøtt était sur la scène à Forestville le 12 septembre dernier. Pour l’occasion le Journal est allé à la rencontre du rappeur de 37 ans qui était présent dans la région dans le cadre de sa tournée pour son deuxième album, Toutes les rues sont silencieuses.
Originaire de Terrebonne, le rappeur du nom de Pier-Luc Jean Papineau a commencé la musique dans sa jeunesse.
C’est comme une seconde nature pour lui. « C’est la musique qui m’a choisi et puis je suis tombé en amour avec », explique-t-il.
Comme un amour de jeunesse pour le compositeur. « Mon rêve, c’était d’en vivre, aujourd’hui, je suis dans mon rêve », partage-t-il avec le sourire.
Le rap, un monde à part
Avant de se mettre à rapper, Jay Scøtt a été membre de différents groupes de rock. Cependant, ce style de musique était plus difficile à produire selon l’artiste.
« J’ai commencé à m’intéresser au rap, parce que c’était plus accessible, tu peux tout faire tout seul », souligne-t-il.
« Je m’exprime comme les gens s’expriment », confie l’homme. C’est pour lui le secret de sa réussite et pour quoi sa musique parle autant à ses auditeurs.
Selon lui, son public peut se connecter à ses textes, car il n’écrit pas spécialement en poème.
Plus jeune, le québécois écrivait ses chansons en anglais, lui permettant, lorsqu’il a commencé à écrire dans sa langue maternelle, d’écrire des textes plus vrais, selon lui.
L’industrie des concerts
Pour cette tournée qui se finit en décembre, l’artiste a adopté une nouvelle stratégie. « D’habitude, j’écrivais en même temps que je faisais ma tournée, mais cette fois, je me suis concentré sur mes spectacles », souligne-t-il.
C’est « créativement épuisant », selon lui, d’écrire en même temps qu’il fait des concerts. Il explique qu’il apprécie moins les chansons qu’il joue sur scène, car il a déjà en tête les nouvelles.
Jay Scøtt termine sa présente tournée en décembre. Photo Raoul Fortier-Mercier
Mais pour cette tournée il se produit dans de petites salles. « C’est les meilleurs spectacles », affirme Jay Scøtt.
« Un gros spectacle, c’est tellement impersonnel, tu ne vois pas vraiment les gens du public. C’est comme être une enceinte, alors que, pour un spectacle dans une salle de 150 personnes, il y a un contact plus intéressant pour moi et pour mon style de musique. Pouvoir partager avec un petit groupe, c’est ce qui crée des moments magiques », soutient l’artiste.
Pour lui c’est aussi mieux pour les spectateurs, avec qui il y a « un contrat non écrit ». Il se doit de proposer sa meilleure performance à son public qui paye pour le voir.
Sa tournée se termine en décembre et, à ce moment, il retournera s’enfermer en studio pour écrire. Un moment qu’il attend avec impatience, car il sent qu’il a « d’autres choses à dire, à apporter, j’évolue ».
Pierre Bister
Fraichement diplômé d’ATM en journalisme, Pierre arrive au Haute-Côte-Nord avec sa soif de découverte. Originaire de la France et curieux de nature, il s’intéresse à... Lire la suite
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