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Au-delà des cas d'ingérences, de cyberattaques ou de tentatives d'influence de la Russie notamment durant les périodes électorales ou préélectorales, certains pays européens évoquent ouvertement un risque de guerre ouverte ou semi-ouverte sur l'Europe orientale. La France tente d'évaluer aussi de très près la réalité de cette menace.
Publié le 18/09/2026 15:38
Temps de lecture : 1min
L'attaque d'un train à destination de Varsovie, le 9 septembre 2026, en Ukraine, ravive les menaces russes en Europe. (HANDOUT / National Police of Ukraine)
C'est une menace réelle et vraisemblablement croissante, mais qui n'a pas encore atteint le territoire national au-delà des manipulations d'influence et d'ingérence. Les Russes se concentrent toujours sur l'Ukraine selon les sources sécuritaires françaises. Cependant, l'entourage de Vladimir Poutine considère que l'Europe est aujourd'hui le principal atout financier et matériel de l'Ukraine.
Cela lui donne une "profondeur stratégique", c'est-à-dire des arrières géographiques, permettant à l'Ukraine de poursuivre son combat. C'est cette "profondeur stratégique" que les Russes ont commencé à attaquer, en visant des dépôts et usines d'armement en Pologne ou en République tchèque, ou encore des lignes logistiques d'approvisionnement. Ils ont menacé d'assassinats des industriels européens travaillant avec l'Ukraine, en Allemagne. À cet égard l'attaque infructueuse visant des avions ukrainiens sur l'aéroport de Leipzig en Allemagne a été un point d'orgue tout comme l'attaque sur les trains passant la frontière entre l'Ukraine et la Pologne en est un autre.
Ces mêmes sources sécuritaires françaises estiment que cette stratégie russe pourrait parfaitement s'accroître et s'élargir et toucher les industries de défense en France, ou en Italie, par exemple. Il s'agit d'escalade horizontale. C'est la base industrielle et technologique de défense européenne dans son ensemble qui pourrait être visée par des actions de sabotage, voire des assassinats.
Selon un haut responsable sécuritaire français, il semble y avoir une sorte de consensus dans les services de renseignement européens pour pronostiquer une guerre larvée, mais qui resterait clandestine ou semi-clandestine. C'est-à-dire, pas d'opération militaire russe majeure en Europe, tant que les troupes de Moscou sont encore occupées en Ukraine. Ce serait la meilleure manière de déclencher une réaction militaire de l'Otan dans son ensemble, ce à quoi la Russie n'est nullement préparée.
Des surprises peuvent exister, le chef d'état-major des armées suédois, le général Claesson, prévient ouvertement que la Russie a toujours été capable d'une prise de risque stratégique, majeur. Le dernier exemple en date, étant sa calamiteuse offensive sur l'Ukraine, en 2022. En général, cette prise de risque stratégique des Russes s’est très mal finie pour eux, mais apparemment, ne les a jamais empêchés de recommencer.


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