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A la suite de cette annonce, les représentants des étudiants indiens qui manifestaient dans la capitale New Delhi pour dénoncer les fraudes aux examens universitaires ont annoncé samedi la fin de leur mobilisation.
Pancartes à l’effigie du ministre de l’éducation indien, Dharmendra Pradhan, lors d’une manifestation à Bombay (Inde), le 2 juin 2026. Le ministre de l’éducation indien, Dharmendra Pradhan, a annoncé, samedi 25 juillet, sa démission du gouvernement, au sixième jour de la fronde des étudiants qui exigeaient son départ en raison d’une série de fraudes aux examens universitaires.
« Considérant la situation qui s’est développée à Jantar Mantar [la place de New Delhi où les manifestants sont réunis depuis lundi] et dans le pays (…), j’ai décidé d’envoyer ma lettre de démission au premier ministre », a-t-il déclaré sur le réseau social X.
A la suite de cette annonce, les représentants des étudiants indiens qui manifestaient dans la capitale, New Delhi, ont annoncé samedi la fin de leur mobilisation. « Nous demandons à tous les manifestants de rentrer chez eux pacifiquement », a déclaré devant la presse Ashutosh Ranka, le porte-parole du Parti du peuple des cafards (Cockroach Janta Party, CJP), le mouvement qui a porté la contestation en ligne.
Le gouvernement a adopté, vendredi en conseil des ministres, un projet d’amendement de la loi qui permet « la mise en place de procédures judiciaires accélérées et des sanctions sévères » contre les tricheurs. Il doit être discuté rapidement au Parlement.
Sérieusement contesté pour la première fois depuis sa réélection en 2024, Narendra Modi a diffusé, vendredi soir, une nouvelle vidéo sur les réseaux sociaux, dans laquelle il a remercié les protestataires pour leurs « contributions positives » au débat.
L’opposition parlementaire a pris fait et cause, dès le début de la semaine, pour les protestataires. Son chef et responsable du Parti du Congrès, Rahul Gandhi, a exigé la démission de Narendra Modi.
En réaction à des propos du président de la Cour suprême
La mobilisation, qui a commencé à la fin de juin dans la capitale indienne à l’appel du CJP, un mouvement satirique né sur Internet en réaction à des propos du président de la Cour suprême, qui avait qualifié les jeunes chômeurs de « cafards », avait débuté timidement. Les étudiants réclamaient la démission du ministre de l’éducation après la fuite des sujets du concours d’entrée en faculté de médecine. Quelque 2 millions de candidats ont dû repasser le test, et plus de 20 d’entre eux se sont suicidés, selon le CJP.
Célébration de la démission du ministre de l’éducation indien, à New Delhi, le 25 juillet 2026.
Manifestation réclamant la démission du ministre de l’éducation indien, à New Delhi, le 20 juillet 2026. Pour les jeunes – les moins de 25 ans représentent 40 % de la population –, les concours des grandes écoles et de la fonction publique constituent le principal mécanisme de mobilité sociale. Les familles y consacrent des années d’économies, dans un pays où la jeunesse est frappée par le chômage de masse. Le taux d’inactivité chez les 15-25 ans ayant obtenu un diplôme atteint près de 40 %, et 20 % chez les 25-29 ans, selon une étude de l’université privée Azim Premji, à Bangalore, publiée en mars.
Lors d’une marche de protestation organisée par le Parti du peuple des cafards, à Patna (Inde), le 22 juillet 2026. Le Monde avec AFP


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