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Un grand rassemblement a eu lieu jeudi matin devant l'école Saint-Fidèle, à Limoilou, pour s'opposer au renvoi d'une mère d'origine congolaise et de son garçon vers leur pays d'origine.
Il y a beaucoup d'incompréhension parmi tous les gens avec qui je parle. J'explique qu'on a une maman avec nous, qu'elle travaille, qu'elle est super bien intégrée, que son fils est à l'école depuis longtemps. Ça n'a pas de sens, lance Émilie Bevon, une mère qui a contribué à la mobilisation.

Émilie Bevon
Photo : Radio-Canada
Mandatée pour ce dossier il y a une semaine, l'avocate de la famille explique que la mère a reçu une note de renvoi il y a quelques semaines de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), trois ans après leur arrivée comme demandeurs d'asile.
Une demande de sursis administratif a ensuite été déposée, mais l'ASFC l'a refusée, le 16 septembre dernier. Ce refus rend officiellement la famille sans statut légal au pays.
L'avocate compte maintenant sur une requête présentée devant une cour fédérale pour contester le renvoi, mais aucune date d'audience n'a encore été fixée.
Selon les organisateurs de l'activité de mobilisation, la mère et le fils craignent pour leur sécurité s'ils doivent retourner dans leur pays d'origine. La définition de réfugié, c'est une personne qui craint la persécution pour sa vie, rappelle Caroline Boudreau, dont l'enfant fréquente l'école Saint-Fidèle et qui a aussi travaillé au Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU.

Caroline Boudreau
Photo : Radio-Canada
Présentement, ce qu'on comprend, c'est que les gens qui ont décidé s'en balancent de la vie de cette mère et de cet enfant, et nous, on n'est pas d'accord avec ça , lance Mme Boudreau.
On espère un peu un miracle dans le sens où on veut vraiment qu'ils restent.
Des politiciens présents
Les candidats à l'élection provinciale dans la circonscription de Jean-Lesage, Sol Zanetti (QS), Claude Villeneuve (PQ) et Gertrude Bourdon (PLQ), étaient présents à la mobilisation.
Je pense qu'il y a un grand sentiment d'impuissance devant des décisions administratives et politiques comme ça, qui n’ont aucun sens, témoigne Sol Zanetti. En ce moment, ce qu'on fait, c'est de reprendre un pouvoir sur la situation comme collectivité en se mobilisant comme ça, puis en médiatisant, puis en informant les gens sur ce qui se passe, ajoute-t-il.

Les parents et les enfants de l'école Saint-Fidèle, à Québec, se sont rassemblés avant la journée d'école pour montrer leur solidarité envers un élève et sa mère, menacés d'expulsion vers leur pays d'origine, le Congo.
Photo : Radio-Canada / Philippe L'Heureux
Deux choses : tristesse, indignation, décrit de son côté Gertrude Bourdon. Indignation parce qu'on n'arrive pas à comprendre pourquoi on en arrive là, des années après qu'ils se sont installés ici. Ils ont déjà eu des contacts avec M. Lavoie, M. Lightbound, mais il faut insister, insister, insister, croit la candidate.
Les gens du quartier disent : ''cette famille-là, on l'aime, elle fait partie de ce qu'on est'', et il faut s'inscrire là-dedans, lance pour sa part Claude Villeneuve. Je pense que c'est important d'envoyer ce message-là, que ces personnes-là que le gouvernement fédéral veut expulser, ben, elles font partie de ce qu'est Limoilou.
À la publication de ces lignes, le bureau de Joel Lightbound, lieutenant québécois du gouvernement fédéral, n'avait pas réagi.


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