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Vingt-six personnes logées grâce à un programme d’accès au logement à Yellowknife, aux Territoires du Nord-Ouest, pourraient se retrouver bientôt sans domicile après la fin de baux d’immeubles où elles habitent.
Le programme Housing First, géré par la Yellowknife Women’s Society, aide depuis 10 ans des personnes en situation d’itinérance à accéder à un logement et leur offre du soutien pour s’y maintenir.
À la fin juillet, l’organisation a appris que plusieurs baux prendraient fin, notamment après la vente d’immeubles de Northview Investment REIT à un nouveau propriétaire, Balto Capital. La majorité des baux prendront fin le 31 octobre.
Earl Mackeinzo est l’une des personnes bénéficiant du programme. Il vit dans son appartement depuis un an et demi, après avoir passé huit ans à se débrouiller comme il pouvait.
Je dormais chez des amis, j’allais dans des tentes, parfois on me volait ma tente, raconte-t-il. Avant que Housing First m’appelle, j’étais dans une tente en toile avec un poêle à bois. J’y ai tenu pendant un an.
D’avoir un toit a changé beaucoup de choses, continue-t-il. Je n’ai plus à avoir froid quand je me lève le matin [...] L’eau courante, le chauffage –surtout le chauffage. Je n’ai plus à m’inquiéter des ours.
La perspective de devoir quitter son logement le mois prochain lui donne l’impression de devoir tout recommencer.
Il retournera vivre dans une tente s’il le faut, dit-il, mais il lui faudra un poêle. L’hiver ici est rude.
Un peu plus facile de survivre
Lyle Nelson a emménagé dans son logement Housing First à Yellowknife en mars, après avoir passé environ un an sur une liste d’attente. Avant, raconte-t-il, il séjournait dans un refuge pour hommes où les résidents devaient quitter les lieux à 7 h le matin et ne pouvaient y retourner qu’à partir de 19 h.
On n’y a absolument aucune intimité, aucun espace à soi.

Lyle Nelson a emménagé dans son appartement de la rue Gitzel dans le cadre du programme Housing First en mars 2026.
Photo : CBC / Shannon Scott
Son logement lui offre une indépendance et une autonomie qu’il chérit. Il lui y est un peu plus facile de survivre.
Ai-je vraiment gagné quelque chose?, questionne-t-il cependant, devant le risque de devoir retourner à la case départ.
Lyle Nelson espère que les gens comprendront que certaines personnes, comme lui, ont besoin d’aide pour sortir de la rue. Il dit qu’ils ne sont pas des bons à rien et qu’ils traversent juste une mauvaise passe.
CBC/Radio-Canada a contacté Northview et Balto, mais n’a reçu aucune réponse avant la publication de l’article.
La Yellowknife Women’s Society cherche des logements dans lesquels ses bénéficiaires pourront emménager lorsqu’ils devront quitter leurs logements actuels.
Avec les informations de Julia Parrish (nouvelle fenêtre)


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